Finance islamique

Origines et fondements de la finance islamique

Le Coran, principale source du droit islamique, et la Sunna, retranscription des actes et propos du prophète Mahomet, sont les deux principales sources religieuses de la finance islamique. La Charia, loi islamique régissant notamment les pratiques économiques et sociales, donne naissance aux principes sur lesquels reposent les pratiques financières islamiques. Ces pratiques se fondent sur ce qui est interdit (haram)et sur ce qui est autorisé (halal).
En théorie, est recommandé le partage des pertes et profits (PPP) et la redistribution de richesse, le principe d’équité étant le pilier central des pratiques financières islamiques. Sont interdits ou proscrits :

  • Le prélèvement d’intérêt prédéterminé (riba) : l’argent ne peut être créé sans « travail ». Dès lors, la création de richesse ne reposant pas sur une transaction réelle est interdite.

Il ne faut pas confondre l’intérêt et le bénéfice. Le premier porte sur la création d’argent ex-nihilo alors que le deuxième se définit comme une différence de valeur lors de transactions « réelles » et est donc autorisé en finance islamique.

  • La thésaurisation. Seule est autorisée une épargne de précaution destinée au remboursement des dettes ou à des besoins sociaux.

Pour respecter ce principe, plusieurs investisseurs islamiques doivent nécessairement, faute de pouvoir épargner, investir dans des projets gigantesques. C’est ce que l’on peut notamment observer dans certains pays du Golfe, notamment aux Emirats Arabes Unis (la tour Burj Khalifa de Dubaï ou encore le projet de construction d’une réplique du Taj Mahal dont le budget est estimé à plus d’un milliard de dollars…)

  • Les activités ou opérations financières et commerciales liées à la survenance d’évènements aléatoires tels que les contrats d’assurance en finance classique. La finance islamique autorise seulement certains contrats d’assurance : les assurances-vie fondées sur le principe de précaution et non d’incertitude, l’assurance dite tacafoul reposant sur plusieurs principes spécifiques.
  • La spéculation (maysir) :sont ainsi proscrits tous les produits financiers dont l’évolution du sous-jacent est incertain tels que les contrats à terme, swaps, options… Par ailleurs, les ventes de biens ou de services dépendant par nature d’évènements aléatoires tels que l’agriculture sont autorisées (négocier le prix des matières premières avant la récolte par exemple).
  • Investir dans des activités amorales :toute opération liée au tabac, à l’alcool, aux jeux, soit tout investissement dans une activité contraire aux principes de la Charia est interdite.
Créé le 06 novembre 2012 - Dernière mise à jour le 06 novembre 2012
© IEFP – la finance pour tous
 
1 commentaire(s)  
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Mandella , publié le 19/04/2016 03:44

bonne continuation

 
institut pour l'éducation financière du public

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