Baisse du prix du gazole en station-service et du fioul domestique
À partir du 1er novembre 2026, le prix du diesel à la pompe devrait baisser de 12 à 18 centimes par litre. Soit une économie comprise entre 7,20 € et 10,80 € pour un plein de 60 litres. Pour aboutir à cette baisse, le gouvernement a décidé de débloquer 10 millions de barils de gazole, puisés dans les stocks stratégiques français. Tous les distributeurs de carburant devraient répercuter cette baisse de prix.
La baisse des prix du gazole concerne également le fioul domestique et le gasoil non routier (GNR), utilisé par les agriculteurs et les pêcheurs notamment.
Les automobilistes roulant à l’essence (sans plomb – SP95 ou SP98) ne sont pas concernés par ces baisses de prix.
Prolongation du dispositif d’aide au carburant « grands rouleurs »
L’aide de 100 €/mois est prolongée jusqu’à fin décembre 2026. Elle bénéficie aux particuliers qui effectuent chaque jour plus de 30 km aller-retour pour leur trajet domicile-travail, sous condition de plafonds de ressources.
Pour les nouveaux bénéficiaires, le guichet de demande est à nouveau accessible depuis le 27 octobre, dans son espace particulier sur le site impots.gouv.fr.
Pour les personnes ayant déjà bénéficié l’aide grand rouleur entre avril et septembre, le versement de l’aide est automatique, sans démarche supplémentaire, à compter du 16 octobre.
Hausse de 1,4 % des retraites complémentaires Agirc-Arrco
Au 1er novembre 2026, les pensions de retraite complémentaire Agirc-Arrco des salariés du secteur privé sont revalorisées de 1,4 %.
Cette hausse sera visible sur les pensions de novembre, versées par virement à compter du lundi 2 novembre, et non le premier de chaque mois en principe, le 1er novembre tombant à la fois un jour férié et un dimanche.
Cette revalorisation est sous-indexée par rapport à l’inflation estimée à 2 % pour 2026 par l’Insee, conformément à l’accord national interprofessionnel conclu en octobre 2023, applicable pour les années 2024 à 2026.
Crédit à la consommation : réforme des règles protectrices des emprunteurs
Au 20 novembre 2026, les règles applicables au crédit à la consommation évoluent. L’objectif est de renforcer la protection des emprunteurs et de prévenir le surendettement. Les nouvelles règles découlent de la transposition dans la législation française d’une directive européenne du 18 octobre 2023.
Un plus grand nombre de crédits à la consommation concerné
Seront désormais soumis aux règles protectrices du crédit à la consommation :
- les crédits de moins de 200 € (mini-crédits et découverts bancaires),
- les crédits de moins de 3 mois (paiements fractionnés et différés en 3 ou 4 fois),
- les crédits jusqu’à 100 000 € (contre 75 000 € jusqu’à maintenant),
- les contrats de location avec option d’achat (LOA).
Renforcement des mesures de protection des emprunteurs
L’encadrement des crédits à la consommation est renforcé : encadrement de la publicité (interdiction de mettre en avant la facilité d’obtention d’un crédit), renforcement des informations précontractuelles, renforcement du devoir de mise en garde et du devoir de conseil à la charge du prêteur, modification des règles d’analyse de la solvabilité (consultation facultative du fichier national des incidents de remboursement de crédit – FICP – pour les mini-crédits, paiements fractionnés et découverts bancaires), instauration d’un taux annuel effectif global (TAEG) pour les contrats de LOA.
Pour protéger les consommateurs en difficulté financière, sont aussi prévues un renforcement des mesures de renégociations des conditions du crédit par les prêteurs (réduction du taux débiteur, allongement de la durée du prêt…), une orientation gratuite des emprunteurs en difficulté vers des services de conseil aux personnes endettées.
Ces nouvelles dispositions seront applicables aux offres de crédit à la consommation éditées à compter du 20 novembre 2026, même si le contrat est signé après cette date.
Tous les crédits en cours restent soumis aux dispositions actuellement en vigueur.
Autorisation de découvert bancaire : une analyse de solvabilité renforcée
Au 20 novembre aussi, tous les découverts bancaires, y compris ceux d’un montant inférieur à 200 € et/ou d’une durée inférieure à 1 mois, serons soumis à l’obligation d’évaluation de la solvabilité de l’emprunteur, comme c’est actuellement le cas pour les découverts au-delà de ces montant et durée.
Selon la nouvelle réglementation, le banquier tiendra compte des revenus ou autres ressources, des actifs et passifs financiers et des charges. Et il consultera, de manière facultative, le fichier national des incidents de remboursement de crédit (FICP).
Les autorisations de découvert bancaire accordées avant le 20 novembre 2026 ne seront pas concernés par ces nouvelles règles.
L’analyse de solvabilité de l’emprunteur, avec la faculté de consulter le FICP, s’impose aux prêteurs également pour les petits crédits : mini-crédits de moins de 200 €, paiements fractionnés de moins de 3 mois…
Accidents du travail et maladies professionnelles : réduction du plafond des indemnités journalières
À partir du 1er novembre 2026, le montant maximal des indemnités journalières versées par la caisse d’Assurance maladie (IJSS) au salarié en arrêt maladie pour raison d’accident du travail ou de maladie professionnelle est abaissé.
Le plafond passe à 65,17 €/jour (au lieu de 240,49 €/jour) pour les 28 premiers jours d’arrêt, à 86,90 €/jour (contre 320,66 €) à partir du 29ème jour d’arrêt.
Cette réduction du plafond des IJSS s’applique aux arrêts de travail survenus à partir du 1er novembre 2026. Les arrêts de travail en cours d’indemnisation ne sont pas concernés.
Cela résulte de la réduction du montant maximal du salaire journalier de base servant au calcul des indemnités journalières, qui passe à 1,8 Smic contre 3 Smic précédemment. Ce sont donc les salariés dont le salaire brut est supérieur à 1,8 Smic qui verront une baisse de leurs IJSS. Le complément de salaire versé par l’employeur augmentera en proportion, lorsque le maintien de salaire s’applique.
Le montant d’indemnisation des accidents du travail et maladies professionnelles reste toujours plus favorable que celui des arrêts maladies ordinaires, dont le plafond des IJSS est fixé à 1,4 fois le Smic.
Hausse de 6,6 % du prix repère du gaz naturel
Au 1er novembre 2026, le prix repère du gaz naturel augmente de 6,6 % en moyenne, après une hausse de 6,3 % en octobre. Ce qui représente une hausse de l’ordre de 12 € en moyenne par rapport à octobre 2026 selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
La CRE estime que la facture annuelle 2026 pourrait être en moyenne 11% plus élevée que la facture annuelle 2025 (soit +135 euros TTC environ), si la situation reste à peu près stable d’ici la fin de l’année.
Électricité : modification des périodes Heures Pleines – Heures Creuses
Un nouveau système de répartition des Heures Pleines – Heures Creuses est progressivement déployée, jusqu’en novembre 2027, pour les clients bénéficiaires d’un contrat disposant de cette option. Cette répartition dépend désormais de la saison : Eté (1er avril-31 octobre) et Hiver (1er novembre – 31 mars). Pour les clients bénéficiant de cette nouvelle répartition saisonnalisé, les heures creuses d’hiver (essentiellement positionnées la nuit) sont applicables à compter du 1er novembre 2026.
Chaque client peut consulter ses plages Heures Pleines – Heures Creuses dans son espace personnel du site internet de son fournisseur d’électricité.
Location immobilière : début de la trêve hivernale jusqu’au 31 mars 2027
Comme chaque année, la trêve hivernale protège les locataires d’une expulsion de leur logement, notamment en cas d’impayés de loyers. Les coupures de gaz et d’électricité sont aussi interdites pendant cette période. Mais la réduction de puissance reste applicable. Cette trêve hivernale s’étend du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027.
Cependant, certaines personnes peuvent encore être expulsées pendant cette période de trêve hivernale :
- des personnes qui bénéficient d’un relogement correspondant à leurs besoins familiaux ;
- l’époux, le partenaire de Pacs ou le concubin violent envers le conjoint ou les enfants, dont l’expulsion du domicile familial a été ordonnée par le juge aux affaires familiales (JAF) ;
- l’époux dont l’expulsion du domicile conjugal a été ordonnée par le juge aux affaires familiales (JAF) dans le cade d’une ordonnance de non-conciliation d’une procédure de divorce ;
- des squatters qui occupent un domicile (résidence principale ou secondaire), un garage, un terrain… ;
- les résidents d’un logement concerné par un arrêté de mise en sécurité.
Véhicules : équipement neige obligatoire dans 34 départements
Comme tous les hivers depuis 2021, du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027, les équipements spéciaux hivernaux (pneus hiver estampillés « 3PMSF », chaînes, chaussettes à neige) sont obligatoires pour circuler dans certaines communes de 34 départements montagneux. La liste des communes, établie par les préfets, est accessible sur le site de la Sécurité routière.
En cas d’accident en l’absence de l’un de ces équipements, l’assureur peut limiter sa prise en charge ou appliquer une franchise plus élevée, si le contrat d’assurance le prévoit, pour non-respect de la réglementation.
Ne pas oublier en novembre
Voici un rappel de quelques dates limites et autres échéances à venir d’ici la fin novembre :
– 30 novembre : date limite d’envoi de la demande de dispense d’acompte du prélèvement forfaitaire obligatoire sur les intérêts et les dividendes (sous conditions de ressources)
– 30 novembre : date limite pour accéder au service de correction en ligne de la déclaration 2026 sur les revenus 2025 dans son espace particulier sur le site impots.gouv.fr, en cas d’erreur dans sa déclaration de revenus.