Une économie qui crée des emplois

la finance pour tous

Les entreprises de l’économie sociale et solidaire produisent des biens et des services qui vont de l’action sociale à la culture, en passant par des activités financières, bancaires et d’assurance. Donc un domaine d’activités très diversifié.

Un poids économique fort

Les  221 325 établissements de l’ESS sont les premiers employeurs du secteur social, du sport et des loisirs (60 % des emplois ) ; et les deuxièmes employeurs des activités bancaires, financières et d’assurance (30 % des emplois), de la culture (29 %) et de l’enseignement (20 %).

Les emplois de l’ESS sont créés essentiellement dans le secteur associatif (80 %), puis dans les coopératives (13 %), les mutuelles (5 %) et les fondations (2 %).

Les secteurs d emploi de l economie sociale et solidaire

Près d’une entreprise de l’économie sociale et solidaire sur 5 a plus de 200 salariés

La majorité des entreprises de l’ESS sont des micro-entreprises comme le reste de l’économie, mais on en trouve cependant près de 20 % qui comptent plus de 250 salariés.

Les femmes sont majoritaires dans les principaux secteurs d’activité

Près de 70 % des salariés de l’économie sociale et solidaire sont des femmes, plus que dans le secteur public (60 %) ou le reste de l’économie (40 %).Ce positionnement s’explique par les secteurs d’activité de l’ESS qui sont traditionnellement féminisés comme l’action sociale, l’enseignement, la santé.

Mais ces femmes sont aussi plus à temps partiel et accèdent moins que les hommes à des postes de responsabilité.

Un point important  à souligner concernant les écarts de salaires entre les hommes et les femmes : les inégalités salariales sont moins fortes dans ce secteur que dans le reste de l’économie, ce qui s’explique par les valeurs de solidarité et d’égalité mises en avant.

A poste et conditions d’emplois équivalents, les écarts de rémunération entre hommes et femmes sont plus faibles dans l’ESS (8 %) que dans le reste du privé (13 %).

Une économie avec des budgets « contraints »

Les données usuelles (chiffre d’affaire et valeur ajoutée) pour mesurer l’ESS sont encore mal ou peu évaluées et donc comptabilisées, surtout dans le secteur associatif. Cela s’explique en partie par le fait que ces entreprises et organisations mobilisent des ressources hybrides : cotisations pour les mutuelles, vente de produits et services pour les coopératives, adhésions pour les associations, financement public et privé (don, mécénat)…

Dans un contexte de crise et de réduction des budgets publics, ces entreprises doivent mettre en place des pratiques innovantes pour trouver des financements. Le recours par exemple au « crowdfunding » ou financement participatif se développe par et grâce aux réseaux sociaux . Il n’en reste pas moins que l’équilibre économique de ce secteur reste fragile.

Une économie qui participe au développement des territoires

Les entreprises de l’ESS sont fortement ancrées dans les territoires puisqu’elles ont souvent été créées pour répondre aux besoins spécifiques des populations locales.

C’est dans les régions de l’Ouest – Bretagne, Pays de Loire, Poitou-Charentes et Basse-Normandie que l’ESS est la mieux implantée. Elle représente dans ces régions entre 12 % et 14 % de l’emploi total pour une moyenne française de 10,3 %.

Mais il existe une grande diversité de situations régionales et infrarégionales. Très présente en milieu urbain, l’ESS est porteuse de nombreux emplois et activités en milieu rural comme l’aide à domicile, les services à la personne…

Ce secteur soutient également le développement d’activités et de filières innovantes en utilisant le plus souvent possible les ressources des territoires (éco construction, filière bois…). S’appuyant sur des circuits courts, ce secteur constitue de véritables pôles territoriaux de coopération économique en mutualisant des projets qui génèrent des plus-values économiques locales.

Le potentiel de développement de l’ESS dépendra donc au final de sa capacité à se montrer aussi efficace que les sociétés de capitaux, tout en portant une autre vision de l’économie, caractérisée par la forte utilité sociale des biens et services qu’elle offre et par les nouveaux modes de gouvernance qu’elle met en place.

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