Pour éviter d’alourdir encore les charges pesant sur les actifs, on joue sur les pensions des retraités, qui devraient baisser dans les années qui viennent – au moins en pourcentage des revenus d’activité.
Tour d’horizon, en images, des principales données concernant les pensions de retraite.
![]()
Fin 2022, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) recensait près de 17,0 millions de personnes percevant une pension de retraite de droit direct d’au moins un régime français. En tenant compte des bénéficiaires de pensions de droit direct et de droit dérivé (réversion), les régimes français versaient des pensions à 17,9 millions de personnes.
Retraite et évolution démographique
Concernant l’évolution démographique :
- Le nombre de retraités de droit direct continue d’augmenter, Il a progressé de 175 000 personnes entre fin 2021 et fin 2022.
- En parallèle, la population active (au sens du BIT) des 15 ans ou plus est également en croissance, atteignant 30,85 millions de personnes en 2023 (données INSEE).
Cette dynamique de croissance du nombre de retraités, plus rapide que celle de la population active sur le long terme, maintient la pression sur le ratio actifs/retraités, et cette tendance devrait se poursuivre dans les années à venir.
Malgré une dégradation du montant des pensions par rapport à la rémunération dans la vie active, les pensions moyennes s’améliorent. Cela s’explique par les carrières plus longues et mieux rémunérées des nouveaux bénéficiaires, en particulier chez les femmes dont les taux d’emploi et de qualification ont progressé (moins de femmes au foyer, moins de temps partiel et davantage de diplômées d’études supérieures).
Bonjour, la malhonnêteté intellectuelle qui prévaut, à l’heure actuelle, consiste à faire croire que le nombre de retraités ne fera que croitre. Etrangement, on ne considère pas qu’il finira par décroitre. Faut-il rappeler que nous sommes tous voués à disparaitre ? Les papy et mamy-boomers ne font pas exception. Il convient de rappeler quelques chiffres. La période du baby boom s’étend de 1945 jusqu’à 1955-1960 certains évoquent la fin des années 70. Il est peu probable que les retraités nés en 1945 qui ont commencé à toucher leur pension dans les années 2005 se cumulent longtemps avec ceux qui, nés dans les années 70, ne commenceront à percevoir leur retraite au plus tôt en 2030 voire 2035. Nous aurions, au plus, 5 années au cours desquelles les « 45 » et les « 70 » percevront leur pension de concert, période qui pourrait réellement peser sur le système des retraites. On pourrait aisément pérenniser notre système de retraite par répartition simplement en le réformant pour y intégrer un prélèvement contributif sur les machines lorsqu’elles sont utilisées en complément et/ou en remplacement des salariés. Merci de m’avoir lu. Bonne journée. P.Gringoire.
C’est très intéressant !
et on vote pour une société qui investit dans ses citoyens au lieu des investisseurs qui ramassent et amasse toujours plus sans participer à la société !
Bonjour,
Vous avez raison, la France a l’un des taux de fécondité les plus élevés d’Europe mais il recule comme dans le reste de l’Europe. Il faut réaliser que le taux de fécondité a un impact différé important tant sur la population active que celle des retraités. Il est donc plus pertinent de regarder le rapport entre la population active et celle des retraités.
Meilleures salutations.
Lafinancepourtous.com
Un tissu des poncifs officiels sur la question. La France a un des taux de fécondité parmi les plus élevés parmi les pays développés, et vous parlez d’érosion du taux de fécondité? Non, vous surfez sur la peur et l’angoisse.