Consommation et budget

la finance pour tous

Comment dépense-t-on notre budget ? Est-on influencé pour consommer certains produits plutôt que d’autres ? Les prix ? La société ? Certaines dépenses sont psychologiquement et socialement déterminées.

Qu’est-ce que la consommation ?

La consommation  est l’utilisation des biens et des ressources dont on se sert en les détruisant ou les transformant  pour satisfaire des besoins ou désirs (consommation finale), mais aussi pour réaliser d’autres produits ou services (consommation intermédiaire).

On distingue la consommation marchande et non marchande.

La consommation marchande s’effectue sur un marché, en échange d’un prix.

La consommation non marchande ne passe pas par le marché. Elle prend la forme de consommations collectives, c’est-à-dire de services fournis par les administrations publiques financés par les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) et délivrés gratuitement ou à un prix très inférieur au prix de revient.

Répartition de la consommation des ménages

Les dépenses de santé et d’éducation ne sont pas entièrement imputées aux ménages puisqu’une grande part provient des dépenses de consommations des administrations publiques (à hauteur de 76 % et 95 % respectivement). Ce sont des consommations collectives individualisables.

Qu’est-ce qu’un prix ?

Le prix est la quantité de monnaie nécessaire à l’achat d’un bien ou d’un service. Il est exprimé en fonction des unités de mesure du produit acheté (kilogramme, litre, durée).

Le prix proposé par un vendeur (prix de vente) doit couvrir au moins ses coûts de production (prix de revient). Le prix de vente doit permettre de dégager un bénéfice.

La vente à perte est interdite, elle est jugée comme une concurrence déloyale. Elle n’est autorisée que dans des cas particuliers : ventes lors d’une cessation ou d’un changement d’activité commerciale, produits soldés, produits frappés d’obsolescence, produits périssables menacés d’altération, réapprovisionnement à la baisse, etc.

On peut remarquer que les prix affichés se terminent très souvent par 99. On parle alors de prix psychologiques. Le prix psychologique consiste à diminuer d’une unité un prix « rond », par exemple, on passe de 100 € à 99 €.

L’analyse du phénomène de « prix psychologique » est très intéressante :

  • Les études montrent que seul le chiffre situé avant la virgule compte,
  • Parallèlement, d’après les études réalisées, lorsqu’un prix finit en 99, on a l’impression que le vendeur fait le maximum pour proposer un produit au prix le plus bas et on a donc la sensation de faire une bonne affaire.

Quels facteurs influencent la consommation ?

La consommation est influencée par différents facteurs. On distingue les facteurs économiques et les facteurs psychosociologiques.

Les facteurs économiques

La consommation est d’abord déterminée par le revenu disponible

En effet, on ne peut dépenser que ce que l’on possède  sauf si on s’endette, d’où une contrainte budgétaire actuelle et future en cas de crédit. Plus les revenus augmentent et plus la part consacrée à la consommation diminue.

La consommation est aussi déterminée par le niveau des prix. En général, si les prix d’un produit augmentent, la consommation diminue et inversement.

Les facteurs psychosociologiques

La consommation est un acte social par lequel l’individu se positionne dans la société tout en subissant des influences. Des facteurs  sociologiques influencent l’acte d’achat. L’appartenance à un groupe va influencer, par exemple, les achats des adolescents au niveau vestimentaire, ou le choix d’un portable. Des facteurs psychologiques influencent également l’acte d’achat.

Le lien entre consommation et budget

Nos choix de consommation impactent notre budget. Il est donc nécessaire d’en avoir conscience de façon à mieux en maîtriser l’impact.

On peut faire évoluer nos habitudes de consommation à partir du moment où on a pris conscience de leur importance au niveau budgétaire.

L’exemple du portable

Chiffrer sa consommation de communications téléphoniques permet d’en évaluer l’importance.

Depuis la loi Chatel de 2008, l’engagement auprès de son opérateur téléphonique ne peut excéder 24 mois. L’engagement est généralement assorti d’avantages (portable gratuit ou à faible coût, assurance, etc), mais il empêche de bénéficier, le cas échéant, d’une offre plus compétitive. Donc il faut bien réfléchir avant de s’engager.

Néanmoins, la rupture anticipée pour motif légitime (licenciement, surendettement, déménagement à l’étranger, décès ou force majeure) peut s’opérer sans frais sur présentation d’un justificatif.

La loi Hamon de 2014 facilite le changement d’opérateur en instaurant la portabilité du numéro.

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