Consommation des ménages

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La consommation des ménages est une donnée essentielle pour la santé économique de notre pays puisqu’elle représente traditionnellement la principale source de croissance de l’économie française. En 2017, elle représentait 53 % du PIB, en augmentation de 1,3 %, marquant cependant une décélération par rapport à la hausse de 2,1 % enregistrée en 2016.

La consommation a fortement ralenti avec la crise économique et financière

Depuis le début de la crise, la consommation des ménages français continue d’augmenter mais beaucoup moins vite qu’avant la crise. Entre 2000 et 2007, elle augmentait en moyenne de 2,1 % par an. Depuis 2008, la consommation augmente de seulement 1,4 % par an.  En 2016, les dépenses de consommation des ménages se sont redressées (+2,1 %), mais en 2017 la hausse n’a été que de 1,3 %. A l’exception de 1993 et de 2012, la consommation des Français, mesurée en volume, a augmenté chaque année depuis 1949.

La progression de la consommation subit des à-coups. La consommation de voitures est l’exemple le plus marquant. L’achat de véhicules représentait en 2014 près de 38 %  de  la consommation totale en valeur. Or ces achats étaient fortement liés aux dispositifs gouvernementaux, principalement à la prime à la casse. On note des pics de consommation après leur mise en place puis un recul des immatriculations. En 2014, l’achat d’automobiles s’est  stabilisé (-0,1 % en volume) après deux années de chute en 2012 (- 10,3 %) et en 2013 (- 7,9 %).

Redressement du pouvoir d’achat et hausse de la consommation et de l’épargne en 2017

En valeur, le revenu disponible brut des ménages s’est accru en 2017 (+ 2,4 %) à un rythme plus soutenu qu’en 2016 (+ 1,7 %). Dans le même temps, l’inflation a été de 1 % en 2017 contre 0,2 % en 2016. En conséquence, le pouvoir d’achat des ménages a augmenté en 2016 et 2017, alors qu’il s’était contracté en 2012 et 2013.

Cette évolution favorable du pouvoir d’achat explique le redressement de la consommation des ménages en 2016 et 2017. Toutefois, leurs dépenses de consommation ont cru en 2017 de 1,3 % moins rapidement que leur revenu disponible (+ 2,4 %). En conséquence, le taux d’épargne des ménages a progressé en 2017 pour s’afficher à 14,5 % du revenu disponible brut.

La consommation effective des ménages en 2016

En 2016, la consommation effective des ménages français (c’est-à-dire incluant la consommation de services publics payés indirectement par les ménages) s’élevait à 1  576,5 milliards d’euros, soit environ 70 % du PIB.

En milliards d’euros

Coefficient budgétaire en %

Produits alimentaires et boissons non alcoolisées

158.6

10,1

Boissons alcoolisées et tabac

41,7

2,6

Habillement et chaussures

45,0

2,9

Logement, eau, gaz, électricité…

311,1

19,7

Meubles, articles de ménage et entretien courant de l’habitation

57,7

3,7

Santé

49,6

3,1

Transports

155 ,4

9,9

Communications

30,7

1,9

Loisirs et culture

100,5

6,4

Education

11,3

0,7

Hôtels, cafés et restaurants

82,5

5,2

Autres biens et services

143,2

9,1

Correction territoriale

-1,3

-0,1

Dépenses effectuées par des administrations au service des ménages

390,4

24,8

Dépense de consommation *

1576,5

100,0

Source : Insee

Le premier poste budgétaire des Français est le logement qui représente presque un cinquième de la consommation effective totale. 

À noter, les dépenses de consommation des ménages en logement incluent les loyers versés par les locataires mais aussi les « loyers imputés » que les propriétaires auraient à payer s’ils étaient locataires du logement qu’ils habitent mais également le chauffage, l’électricité ou encore les dépenses d’équipement du logement.

Viennent ensuite l’alimentation (10,1 %) et le transport (9,9 %).

Les principales évolutions des dépenses de consommation des ménages en 2017

L’Insee distingue deux types de dépenses de consommation :

  • Les dépenses de consommation des ménages, qui comprennent uniquement les dépenses que les ménages supportent directement. Parmi celles-ci figurent les dépenses « pré-engagées » qui correspondent aux dépenses réalisées dans le cadre d’un contrat difficilement renégociable à court terme, comme par exemple celles liées au logement, aux services de télécommunications ou aux assurances.

  • Les dépenses de consommation effective des ménages, qui incluent en outre les dépenses financées par la collectivité, comme par exemple en matière d’éducation, de santé, d’action sociale ou de logement. 

S’agissant des dépenses de consommation des ménages au cours des derniers trimestres, les principales évolutions constatées ont été les suivantes :

Au premier trimestre 2018, la consommation des ménages a crû modérément de 0,3 % (après une hausse de 0,2 % au quatrième trimestre 2017). Le tassement temporaire du pouvoir d’achat a conduit les ménages à puiser temporairement dans leur épargne.

Ce sont les dépenses de service, en hausse de 0,7 %, qui ont tiré la consommation globale, les dépenses de biens ayant, elles, continué à se contracter de 0,2 %, comme cela avait déjà été le cas au quatrième trimestre 2017. Même si les dépenses d’énergie, de gaz et d’électricité ont augmenté, la consommation de biens durables s’est nettement contractée (-0,9 %).

Concernant l’investissement des ménages (c’est-à-dire les achats immobiliers), il a fortement augmenté en 2017 (+ 5,4 %), cette hausse se poursuivant, quoiqu’à un rythme moindre, en début d’année 2018.

Au second trimestre 2018, la consommation devrait se raffermir légèrement, à +0,4 %, avec un taux d’épargne remontant à 14,1 %.

    20 commentaires sur “Consommation des ménages”

    1. concernant les retraite a ce jour on perdue du pourvoir d’achat important plus de: 2,8%,donc le gouvernement se fout de nous ok…??…et donc nous somme bien les vaches a laits….

      1. Vous avez perdu du pouvoir d’achat qu’ont recuperé les salariés notamment ceux payé au smic.
        Normal que tout le monde paye la CGS/RDS.
        Deplus il s’agit des retraites élévées donc des gens qui ont bien gagné leurs vies…..

    2. Une petite pointe 2017.
      Malgré le décalage en années, les informations reste d »importance assurée.
      Ce qui est bien, c’est que l’ordre des coefficients budgétaires demeure cohérent.
      L’équilibre va avec ce qui est nécessaire, pourvu que l’offre satisfasse la demande.
      Bien excellente continuation.

    3. Bonjour,

      Il convient d’interroger directement le ministre de l’agriculture et de l’Éducation nationale sur ce point. Vous avez aussi la possibilité de saisir votre député et sénateur, qui se feront le relai de votre demande auprès de ces deux ministères.

      Meilleures salutations.

      L’Equipe de Lafinancepourtous.com

    4. quel moyen peut avoir un ministre pour inciter la consommation des productions locales notamment du riz de camargue dans les cantines scolaires

    5. Bonjour,

      Le seul impôt existant sur la consommation est la TVA. Donc, quand vous faites vos courses, le montant de la TVA facturée vous permet de savoir ce qui revient à l’Etat. Les autres impôts concernant les entreprises reposent sur d’autres éléments que les ventes réalisées. Par exemple, l’impôt sur les sociétés est calculé sur les bénéfices imposables. Il existe aussi des impôts locaux, comme la cotisation foncière des entreprises ou la taxe sur la valeur ajoutée des entreprises.

      Meilleures salutations.

      L’équipe Lafinancepourtous.com

    6. Bonjour a tous!
      Voila je sais que la consommation est essentielle à notre système économique. Quand j’achète -disons- une bouteille de coca, je fais travailler le magasin, le transporteur , le fabricant etc…. En plus de la TVA, l’état touche diverses taxes et impôts sur tout ceci. Voici ma question:
      Existe-il pour moi, un moyen de calculer la somme que je rapporte à l’état, au niveau individuel simplement en faisant mes courses (en consommant)?

    7. Bonjour,

      Merci pour votre lecture attentive. Nous avons procédé à l’actualisation de cet article.

      Meilleures salutations.

      L’équipe Lafinancepourtous.com

    8. Bonjour,
      Dans la partie « Ralentissement du pouvoir d’achat et hausse de l’épargne », vous écrivez que « Les Français ont largement privilégié l’épargne, même si leur pouvoir d’achat a augmenté très faiblement. En effet, l’ inflation
      a été plus forte que la hausse des revenus. » N’y aurait-il pas une erreur dans la dernière phrase, puisqu’une augmentation du pouvoir d’achat même très faible, suppose que l’inflation soit INFERIEURE à la hausse des revenus ?

    9. Bonjour,

      Le niveau de consommation (et d’épargne) n’est pas seulement influencé par le niveau du revenu disponible brut. Son évolution dépend également de la conjoncture économique. Par exemple, en cas de période de faible croissance, voire de récession, les ménages peuvent décider de reporter leurs achats dans le futur, en attendant que la situation économique s’améliore, produisant ainsi une baisse du niveau de la consommation (et une hausse du niveau d’épargne dite de « précaution »).
      Le niveau général des prix peut également influencé le niveau de consommation. Sur ce point, deux théories s’opposent traditionnellement en économie. Selon la théorie classique, en cas de baisse des prix, les ménages augmentent leur niveau de consommation et inversement. Selon la théorie keynésienne, en période de déflation, les ménages peuvent décider de reporter leurs achats dans le futur, anticipant une baisse générale des prix, et ainsi diminuer leur niveau de consommation.
      Parallèlement, le niveau d’épargne peut quant à lui être influencé par les taux d’intérêt. En effet, une hausse de la rémunération de l’épargne incite les ménages à épargner davantage.

      Meilleures salutations.

      L’équipe Lafinancepourtous.com

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