Les livrets d’épargne

la finance pour tous

Mettre de l’argent sur un livret d’épargne revient à prêter de l’argent à la banque. Pour ce service, la banque rémunère les dépôts en versant des intérêts.

On parle d’intérêts simples lorsque les intérêts dus pour une période donnée sont versés en fin de période et non ajoutés au capital.

On parle d’intérêts composés lorsque, à la fin de chaque période de calcul, les intérêts sont ajoutés au capital pour produire de nouveaux intérêts. Les intérêts sont alors dits « capitalisés ».

Le taux d’intérêt est un taux annuel. 

Le pouvoir des intérêts composés

Evolution de l'investissement en fonction du taux de rendement

Les différents livrets d’épargne 

Les livrets d’épargne sont des produits liquides. Cela signifie que l’épargnant peut disposer librement de son argent à tout moment sans pénalité. Mais certains sont réglementés par l’État et d’autres non.

Les livrets réglementés par l’État

L’État fixe le taux, encadré par des règles qui ne garantissent plus aujourd’hui la protection contre l’inflation, en dépit d’un taux plancher fixé pour le livret A duquel dérivent toutes les autres rémunérations. Il donne lui-même la garantie aux titulaires de ces livrets qu’ils ne perdront pas leur argent quelles que soient les circonstances. En effet, l’État offre un avantage fiscal énorme puisque ces livrets ne sont soumis à aucun impôt ni prélèvement.

  • Le livret A : son taux est de 0,50 % depuis le 1er février 2020. Son plafond est de 22 950 €.
  • Le livret bleu est l’équivalent du livret A dans le réseau du Crédit mutuel : non cumulable avec le livret A sauf s’il a été ouvert avant le 1er/09/1979.
  • Le livret développement durable et solidaire (LDDS) (anciennement LDD et antérieurement Codevi – Compte de développement industriel) est au même taux que le livret A, c’est à dire de 0,50 % depuis le 1er février 2020. Son plafond est de 12 000 €.
  • Le livret d’épargne populaire (LEP) est réservé aux personnes disposant de faibles revenus (elles ne payent pas ou très peu d’impôt sur le revenu). Son plafond est de 7 700 € et son taux égal à celui du livret A + 0,5 %, soit 1 % depuis le 1er février 2020.

Les livrets non réglementés par l’État

Ils sont laissés au libre arbitre des banques qui les proposent. Ils n’ont souvent aucune limite de dépôt.

Les livrets non réglementés proposent des rémunérations, parfois attractives, mais brutes. Il faut prendre en compte leur rémunération nette d’impôt et de prélèvements sociaux pour connaître leurs performances.

Tous les livrets fonctionnent selon la règle de la quinzaine

Les intérêts sont calculés par quinzaine et les dépôts ne sont rémunérés que lorsqu’ils ont été sur le compte pendant une quinzaine civile complète (1er au 15 ou du 16 à la fin du mois). Si vous faites un versement le 2 du mois, il ne sera pris en compte qu’à partir de la première quinzaine du mois suivant. Autrement dit, si vous faites un versement le 2 mai et retirez votre argent le 31 mai, vous n’aurez aucune rémunération.

Décrypter une publicité pour un livret non réglementé

Attention aux taux de rendement

  • Cette offre ne vaut qu’à l’ouverture du compte.

  • Les 2 % ne sont garantis que 2 mois.  Au-delà, on vous donne « seulement » 0,10 %.

  • Pour 10 000 € de dépôts, les intérêts versés sur un an s’élèvent à 41 €.  Le taux d’intérêt annuel moyen est de 0,41 %.

  • Pour obtenir un taux net, il convient ensuite de déduire le prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux global de 30 %. Le taux net est alors égal à 0,287 %, inférieur à celui du livret A.

0 commentaire

Commenter