Consommation

Consommation des ménages

La consommation des ménages est une donnée essentielle pour la santé économique du pays puisqu’elle représente 53 % du PIB en 2014 et qu’elle explique 30 % de la variation du PIB chaque trimestre, comme cela ressort d’une note de conjoncture de l’INSEE parue en juin 2012. Depuis la crise de 2008, la consommation des ménages a significativement ralenti, même si elle s’est légèrement redressée en 2014, en liaison avec une hausse sensible du pouvoir d’achat des ménages.

La consommation a fortement ralenti avec la crise économique et financière

Depuis le début de la crise, la consommation des ménages français continue d’augmenter mais beaucoup moins vite qu’avant la crise. Entre 2000 et 2007, elle augmentait en moyenne de 2,1 % par an.
Depuis 2008, la consommation augmente de seulement 0,7 % par an.
En 2011, l’augmentation de la consommation a été fortement ralentie : seulement 0,3 % par rapport à 2010, après une hausse de 1,4 % entre 2009 et 2010.
En 2012, les dépenses de consommation baissent de 0,4 %. En 60 ans, c'est le deuxième recul de la consommation après celui de 1993 (- 0,2 %).

En 2013 et 2014, les dépenses de consommation des ménages se redressent, mais toujours à un rythme lent (+ 0,4 % en 2013 et  + 0,6 % en 2014)

A l'exception de 1993 et de 2012, la consommation des Français, mesurée en volume, a augmenté chaque année depuis 1949.

La progression de la consommation subit des à-coups. La consommation de voitures est l’exemple le plus marquant. L’achat de véhicules représente en 2014 près de 38 %  de  la consommation totale en valeur. Or ces achats sont fortement liés aux dispositifs gouvernementaux, principalement  la prime à la casse. On note des pics de consommation après leur mise en place puis un recul des immatriculations. En 2014, l'achat d'automobiles se stabilise (-0,1 % en volume) après deux années de chute en 2012 - 10,3 %) et en 2013 (- 7,9 %).

Redressement du pouvoir d’achat et hausse de la consommation et de l’épargne en 2014

En valeur, le revenu disponible   Définition Le revenu disponible d'un ménage est celui qui peut être utilisé pour la consommation ou l’épargne. Il comprend les revenus d'activité (salaires nets, honoraires, résultat courant avant impôt des entrepreneurs individuels), les revenus du patrimoine (dividendes, intérêts perçus, loyers reçus), les transferts en provenance d'autres ménages (pensions alimentaires) et les prestations sociales (y compris les pensions de retraite et les indemnités de chômage), dont on déduit les impôts directs (impôt sur le revenu, taxe d'habitation et Contributions sociales (CSG et CRDS)).
Source Insee
brut des ménages s’est accru en 2014 (+ 1,1 %) à un rythme plus soutenu qu’en 2013 (+ 0,7 %) alors que dans le même temps la hausse des prix a ralenti (+ 0,5 % en 2014 contre + 0,9 % en 2013). En conséquence, le pouvoir d’achat des ménages à nettement augmenté en 2014, alors qu’il s’était contracté en 2012 et 2013.

Cette évolution favorable du pouvoir d’achat explique le redressement de la consommation des ménages en 2014. Toutefois, leurs dépenses de consommation ont cru en 2014 (+ 0,6 %) moins rapidement que leur revenu disponible (+ 1,1 %). En conséquence, le taux d’épargne des ménages progresse de 0,4 point de pourcentage en 2014 pour s’afficher à 15,1 % du revenu disponible brut. Il retrouve ainsi son niveau de 2012.

La consommation des ménages en 2014

En 2014, la dépense totale de consommation des ménages français s’élevait à 1 139 milliards d’euros, soit plus de la moitié du PIB.

 

En milliards d'euros

Coefficient budgétaire en %

Produits alimentaires et boissons non alcoolisées

151,9

13,3

Boissons alcoolisées et tabac

40,8

3,6

Habillement et chaussures

49,1

4,3

Logement, eau, gaz, électricité...

305,2

26,8

Meubles, articles de ménage et entretien courant de l'habitation

59,9

5,3

Santé

48,7

4,3

Transports

148,8

13,1

Communications

29

2,5

Loisirs et culture

94,4

8,3

Autres

211,2

18,5

Dépense de consommation *

1 139

100,0

Source : Insee
* sans prise en compte de la correction territoriale (dépenses des résidents à l'étranger moins dépenses des non-résidents en France). En 2014, cette correction est toutefois nulle.

Le premier poste budgétaire des Français est le logement qui représente presque un tiers de la consommation totale. À noter, les dépenses de consommation des ménages en logement incluent les loyers versés par les locataires mais aussi les « loyers imputés » que les propriétaires auraient à payer s’ils étaient locataires du logement qu’ils habitent mais également le chauffage, l'électricité ou encore les dépenses d'équipement du logement.

Vient ensuite l'alimentation (16,9 %), puis l'ensemble composé de l'habillement, la communication, les loisirs et la culture (15,1 %). et le transport (13,1 %).

Un coefficient budgétaire est le rapport de la dépense consacrée à un poste ou à une catégorie de biens ou services, (par exemple l'alimentation, le logement...) à la dépense totale.

Les coéficients budgétaires

Les principales évolutions des dépenses de consommation des ménages en 2014

L’Insee distingue deux types de dépenses de consommation :

  • Les dépenses de consommation des ménages, qui comprennent uniquement les dépenses que les ménages supportent directement. Parmi celles-ci figurent les dépenses « pré-engagées » qui correspondent aux dépenses réalisées dans le cadre d’un contrat difficilement renégociable à court terme, comme par exemple celles liées au logement, aux services de télécommunications ou aux assurances.
  • Les dépenses de consommation effective des ménages, qui incluent en outre les dépenses financées par la collectivité, comme par exemple en matière d’éducation, de santé, d’action sociale ou de logement. 

S’agissant des dépenses de consommation des ménages en 2014, les principales évolutions constatées ont été les suivantes :

  • Une stabilisation des dépenses en transport, après un recul de 2,6 % en 2013. Cette stabilisation provient notamment de l’arrêt de la contraction des achats de voitures neuves ou d’occasion que l’on constatait depuis plusieurs années. Ce sont essentiellement les voitures à essence qui soutiennent le marché du neuf, avec des immatriculations en hausse de 6,6 % en 2014, contrairement aux voitures Diesel (- 7,4 %), même si ces dernières restent majoritaires (52 % des immatriculations totales, en repli de 3 points par rapport à 2013).
  • Un repli des dépenses liées au logement (- 1,1 %, après + 1,2 % en 2013), en liaison avec la baisse des dépenses de chauffage et d’éclairage (- 10,7 %) due aux températures hivernales particulièrement clémentes. Par ailleurs, les loyers directement supportés par les ménages ont ralenti en 2014 (+ 2,2 % après + 2,5 % en 2013).
  • La poursuite de la baisse des dépenses de consommation en biens et services de l’économie de l’information, en raison notamment d’une chute ininterrompue des prix (- 4,6 % en 2014) que ne compense pas une hausse des volumes en décélération (+ 3,1 % après + 4,7 % en 2013). Seul le marché des téléphones portables (+ 46 % en volume), en liaison avec l’essor des smartphones (+ 70 % en volume), demeure véritablement dynamique en 2014.
  • Un rebond des dépenses de culture et de loisir, après deux années de baisse, en particulier grâce aux articles et jouets pour activités de plein air et jardinage et à la fréquentation des salles de cinéma (+ 8,2 % en 2014). A l’inverse, la consommation en presse, livres et papeterie continue de se replier (- 3,6 % après – 4,3 % en 2013), de même que celle des cafés, hôtels et restaurants (-0,9 % en volume), sans doute liée à la poursuite de la hausse des prix (+ 2,7 % en 2014 après + 2,2 % en 2013) dans ce dernier secteur.
  • Un ralentissement de la consommation alimentaire et des boissons non alcoolisées (+0,6 % après +1 % en 2013), alors que les prix se sont orientés à la baisse (- 1,2 %). La consommation de fruits a été particulièrement soutenue (+ 4,7 % en volume), alors que les achats de poissons et de viandes, malgré une chute des prix, continuent de baisser.
  • Un rebond de la consommation de vêtements (+ 2,6 %) dans un contexte de stabilité des prix (-0,1 %), à l’inverse de ce que l’on constate pour les chaussures (- 0,9 % en volume pour des prix en hausse de 1 %).
Créé le 02 juillet 2012 - Dernière mise à jour le 14 octobre 2015
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17 commentaire(s)  
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L’équipe de l’IEFP, publié le 13/05/2016 17:43

Bonjour,

Il convient d'interroger directement le ministre de l'agriculture et de l’Éducation nationale sur ce point. Vous avez aussi la possibilité de saisir votre député et sénateur, qui se feront le relai de votre demande auprès de ces deux ministères.

Meilleures salutations.

L'Equipe de Lafinancepourtous.com

veve , publié le 12/05/2016 11:06

quel moyen peut avoir un ministre pour inciter la consommation des productions locales notamment du riz de camargue dans les cantines scolaires

L’équipe de l’IEFP, publié le 29/03/2016 15:26

Bonjour,

Le seul impôt existant sur la consommation est la TVA. Donc, quand vous faites vos courses, le montant de la TVA facturée vous permet de savoir ce qui revient à l’Etat. Les autres impôts concernant les entreprises reposent sur d’autres éléments que les ventes réalisées. Par exemple, l’impôt sur les sociétés est calculé sur les bénéfices imposables. Il existe aussi des impôts locaux, comme la cotisation foncière des entreprises ou la taxe sur la valeur ajoutée des entreprises.

Meilleures salutations.

L'équipe Lafinancepourtous.com

Seb2toulouse , publié le 27/03/2016 09:56

Bonjour a tous!
Voila je sais que la consommation est essentielle à notre système économique. Quand j'achète -disons- une bouteille de coca, je fais travailler le magasin, le transporteur , le fabricant etc.... En plus de la TVA, l'état touche diverses taxes et impôts sur tout ceci. Voici ma question:
Existe-il pour moi, un moyen de calculer la somme que je rapporte à l'état, au niveau individuel simplement en faisant mes courses (en consommant)?

L’équipe de l’IEFP, publié le 12/10/2015 18:02

Bonjour,

Merci pour votre lecture attentive. Nous avons procédé à l'actualisation de cet article.

Meilleures salutations.

L'équipe Lafinancepourtous.com

Raf26 , publié le 11/10/2015 23:14

Bonjour,
Dans la partie "Ralentissement du pouvoir d'achat et hausse de l'épargne", vous écrivez que "Les Français ont largement privilégié l’épargne, même si leur pouvoir d’achat a augmenté très faiblement. En effet, l’ inflation
a été plus forte que la hausse des revenus." N'y aurait-il pas une erreur dans la dernière phrase, puisqu'une augmentation du pouvoir d'achat même très faible, suppose que l'inflation soit INFERIEURE à la hausse des revenus ?

L’équipe de l’IEFP, publié le 06/05/2014 16:10

Bonjour,

Le niveau de consommation (et d'épargne) n'est pas seulement influencé par le niveau du revenu disponible brut. Son évolution dépend également de la conjoncture économique. Par exemple, en cas de période de faible croissance, voire de récession, les ménages peuvent décider de reporter leurs achats dans le futur, en attendant que la situation économique s'améliore, produisant ainsi une baisse du niveau de la consommation (et une hausse du niveau d'épargne dite de "précaution").
Le niveau général des prix peut également influencé le niveau de consommation. Sur ce point, deux théories s'opposent traditionnellement en économie. Selon la théorie classique, en cas de baisse des prix, les ménages augmentent leur niveau de consommation et inversement. Selon la théorie keynésienne, en période de déflation, les ménages peuvent décider de reporter leurs achats dans le futur, anticipant une baisse générale des prix, et ainsi diminuer leur niveau de consommation.
Parallèlement, le niveau d'épargne peut quant à lui être influencé par les taux d'intérêt. En effet, une hausse de la rémunération de l'épargne incite les ménages à épargner davantage.

Meilleures salutations.

L'équipe Lafinancepourtous.com

L’équipe de l’IEFP, publié le 06/05/2014 16:10

Bonjour,
le niveau de consommation (et d'épargne) n'est pas seulement influencé par le niveau du revenu disponible brut. Son évolution dépend également de la conjoncture économique. Par exemple, en cas de période de faible croissance, voire de récession, les ménages peuvent décider de reporter leurs achats dans le futur, en attendant que la situation économique s'améliore, produisant ainsi une baisse du niveau de la consommation (et une hausse du niveau d'épargne dite de "précaution").
Le niveau général des prix peut également influencé le niveau de consommation. Sur ce point, deux théories s'opposent traditionnellement en économie. Selon la théorie classique, en cas de baisse des prix, les ménages augmentent leur niveau de consommation et inversement. Selon la théorie keynésienne, en période de déflation, les ménages peuvent décider de reporter leurs achats dans le futur, anticipant une baisse générale des prix, et ainsi diminuer leur niveau de consommation.
Parallèlement, le niveau d'épargne peut quant à lui être influencé par les taux d'intérêt. En effet, une hausse de la rémunération de l'épargne incite les ménages à épargner davantage.

Meilleures salutations.

L'équipe Lafinancepourtous.com

erylis , publié le 28/04/2014 16:14

bonjour,

le niveau de consommation et d'épargnes de ménages n'est-il influencé que par le revenu disponible ?

L’équipe de l’IEFP, publié le 13/02/2014 12:02

Bonjour,

Pour que nous puissions vous répondre, il conviendrait que vous précisiez votre question.
Merci.
Meilleures salutations.
L'Equipe de Lafinancepourtous.com

 
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