Découvert bancaire : les petits découverts mieux encadrés dès le 20 novembre 2026
À partir du 20 novembre prochain, les crédits à la consommation de moins de 200 € et tous les paiements fractionnés, de 3 mois ou moins, seront soumis aux règles protectrices de l’emprunteur. Les conseillers bancaires devront donc vérifier la solvabilité de leurs clients pour les découverts inférieurs à 200 € et/ou de moins d’un mois, comme c’est déjà le cas pour les découverts de montant et durée supérieurs.
Ces nouvelles règles prudentielles, qui s’appliquent aux personnes ne disposant pas encore d’une autorisation de découvert, pourraient « restreindre l’accès au découvert autorisé ».
Près des deux tiers des Français à découvert pour un montant inférieur à 200 €
La majorité des Français (76 %) disposent d’une autorisation de découvert bancaire. Et près d’un Français sur deux se retrouve en situation de découvert au moins une fois dans l’année (43 % en 2026, contre 41 % en 2025). Ils sont 18 % à être à découvert tous les mois.
La réforme du crédit de novembre 2026 aura un impact d’autant plus important que 65 % des Français en situation de découvert bancaire le sont pour un montant inférieur à 200 € : 39 % pour un montant inférieur à 100 € et 26 % pour un montant compris entre 100 et 200 €.
Incident de paiement : attention aux frais
Les frais bancaires pour incident de paiement finissent par coûter cher.
Chèque sans provision, rejet de virement ou encore commission d’intervention… L’ensemble des frais bancaires pour incident sont certes plafonnés, mais ils peuvent grever le budget, notamment lorsqu’ils sont fréquents.
Pour les personnes en situation de fragilité financière, le montant maximum des frais est réduit à 25 euros par mois, tout incident confondu. Elles peuvent aussi demander à bénéficier de l’offre spécifique clients fragiles.
Dans le cadre de cette offre, les frais d’incidents bancaires sont plafonnés à 20 €/mois dans la limite de 200 €/an. Dans les deux cas, les agios et les frais de saisie sur compte bancaire sont exclus du plafonnement global et sont facturés en plus.
Prenez le temps de lire votre relevé bancaire afin de bien identifier l’ensemble de ces frais.
Inflation : 1 Français sur 2 a perdu du pouvoir d’achat
L’étude révèle également que 49 % des personnes interrogées estiment avoir perdu en pouvoir d’achat contre 41 % en 2025. De fait, « 81 % des Français réduisent leurs dépenses et 32 % puisent dans leur épargne. ».
L’alimentation est le poste qui pèse le plus lourd dans le budget (72 %) devant le carburant et l’énergie (électricité, gaz…), à respectivement 59 % et 58 %.
Dans ce contexte, il est d’autant plus important de suivre régulièrement son compte et d’anticiper ses dépenses. Les alertes proposées par les banques et les applications bancaires permettent aujourd’hui de réagir rapidement en cas de solde bas.
Anna Meylacq (Panorabanques)
(*) Étude Panorabanques réalisée du 20 juillet au 28 juillet 2026 auprès d’un échantillon de 2 000 Français en 2026, représentatifs de la population française.