Brève histoire de l’Union économique et monétaire

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La naissance de la Communauté économique européenne se concrétise, le 25 mars 1957, par la signature du traité de Rome.

BCE A cette époque, il n’était question que de faciliter les échanges commerciaux. L’idée d’une monnaie commune qui faciliterait les échanges entre les pays n’est proposée que quelques années plus tard en 1962 (24 octobre 1962) dans le rapport Marjolin. C’est le début d’une petite coopération monétaire entre les banques centrales de la Communauté. Le rapport Werner, en 1971, mettra en place un échéancier en vue de la réalisation d’une Union économique et monétaire.

Les tensions importantes que connaissent les pays de la Communauté à la fin des années soixante-dix et la fin du système de Bretton Woods conduisent les États membres à renforcer leur coopération monétaire. Ce sont les premiers pas d’une Union économique et monétaire (juillet 1990) qui se développera en trois phases. La deuxième commence avec le traité de Maastricht (1992) et la création de l’Institut Monétaire Européen, étape supplémentaire dans la coordination des politiques monétaires dans la perspective de la création de l’euro et d’une banque centrale européenne.

La dernière, phase III, commence à la naissance de la Banque Centrale européenne et à la fixation des taux de change de l’euro.

En Janvier 1999, seuls onze États membres (l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la Finlande, la France, L’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Portugal) remplissent les conditions pour adopter l’euro comme monnaie unique.
Ces pays acceptent aussi que chacune de leur Banque centrale nationale renonce à son monopole en matière de politique monétaire. Aujourd’hui, la zone euro compte 19 membres puisque 8 autres États ont, depuis, adopté l’euro, à savoir : la Grèce (2001), la Slovénie (2007), Chypre et Malte (2008), la Slovaquie (2009), l’Estonie (2011), la Lettonie (2014) et la Lituanie (2015).

    4 commentaires sur “Brève histoire de l’Union économique et monétaire”
    1. En laissant les marchés financiers fixer les taux d’intéret des obligations des Etats, ne sont-ils pas soumis à faire des politiques pour leur plaire afin d’avoir des taux d’interets bas?

      1. Bonjour,
        Les États doivent garantir leur solvabilité de façon à attirer l’épargne. La question n’est pas tant de « plaire aux marchés financiers » que de montrer aux épargnants que l’État est un emprunteur fiable.

        Meilleures salutations
        L’Equipe de Lafinancepourtous.com

    2. Laisser les marchés financiers via les agences de notations à noter la solvabilité d’un Etat, ne revient-il pas à donner le pouvoir aux marchés financiers de juger la politique d’un Etat et donc soumettre les Etats à faire une politique pour plaire aux marchés financier? Sachant que les interets de ces derniers sont souvent antogonistes à ceux des peuples et des pauvres, n’est ce pas une forme de dictature des marches financiers?

      1. Bonjour,
        L’expression « dictature des marchés financiers » nous semble largement exagérée. Lorsqu’un épargnant prête son argent, il s’assure que l’emprunteur soit solvable, que celui-ci soit un État ou un acteur privé. Les agences de notation ne font qu’un travail d’évaluation de la solvabilité des emprunteurs dont les épargnants ont besoin.
        Meilleures salutations
        L’Equipe de Lafinancepourtous.com

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