Le trader travaille dans des salles des marchés rattachées à des banques ou des entreprises d’investissement. Le trader est en général spécialiste d’un marché : celui des actions, des obligations, des devises, par exemple.
Son activité principale consiste à acheter et vendre, soit sur la base d’instructions données par les clients de l’entreprise pour laquelle il travaille, soit sur la base de ses propres analyses et décisions lorsqu’il gère ce qu’on appelle son « book », c’est-à-dire, pour simplifier, une certaine somme qui lui est confiée et qu’il doit faire fructifier. Normalement, il ne fait pas ce qu’il veut, il a des normes et des plafonds à respecter, dans de nombreux cas il doit « être à zéro en fin de journée », ce qui signifie que ses positions n’excèdent pas une journée.
Ces règles font normalement l’objet de contrôles. Mais il peut arriver que les traders et les contrôles dérapent, comme ce fut le cas dans l’affaire Kerviel.
C’est le trader qui exécute les ordres sur le marché. A ce titre quand un vendeur l’interroge, il donne des prix, en fonction de la situation du marché, qu’il connaît bien, puis exécute les ordres au mieux de l’intérêt des clients.
Lorsqu’il gère un « book », le trader recueille des informations sur la vie économique des pays, sur les résultats financiers des entreprises afin de pouvoir apprécier et anticiper les mouvements des marchés. Il utilise pour cela les services des analystes financiers. Sinon, le trader travaille en lien direct avec les vendeurs qui, eux, sont en relation avec les clients.
Les traders sont rémunérés sur la base d’un salaire fixe et d’une part variable que l’on appelle prime/rétribution annuelle/bonus, qui est proportionnelle aux profits obtenus et parfois extrêmement importante.
La phrase la plus exacte serait plutôt : Lorsqu’il gère un « book », le trader recueille des informations sur la vie économique des pays, sur les résultats financiers des entreprises afin de pouvoir apprécier et anticiper les mouvements des marchés qui fluctuent selon les achats/ventes des traders.
les traders ont donc tout intérêt à sur-réagir à la moindre information pour tenter de générer des hausses/baisses qu’ils savent exploiter.
Bonjour,
Bien entendu, le trader cherche bien à anticiper les décisions des autres acteurs sur le marché (c’est le fameux concours de beauté keynésien). Cela étant, cela ne veut pas dire que les décisions sont autonomes des dynamiques économiques. Au contraire, c’est même l’information la plus pertinente qui soit pour essayer d’anticiper ce que feront les autres.
Les traders n’ont pas forcément intérêt à surréagir, puisque précisément, ils ne sont pas certains que leur décision anticipe correctement les marchés. A cela s’ajoute un problème de coordination. « Pour tenter de générer des hausses/baisses » laisse penser qu’un trader individuel est capable seul de faire bouger les prix (qu’il soit « faiseur de prix »). Or, dans la grande majorité des cas, un trader n’a aucun impact mesurable. Il ne cherche donc pas à faire bouger les prix, mais simplement à anticiper. Le mouvement de prix est une conséquence macro des choix individuels.
Meilleures salutations,
L’équipe de Lafinancepourtous
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