Bâle III

la finance pour tous

Bâle III constitue la troisième série d’accords établis par le Comité de Bâle, après ceux dits de Bâle I et de Bâle II. Ces accords ont été pris en réponse à la crise des subprimes qui a pointé la fragilité des banques. 

Pour rappel, le ratio Cooke se répartissait en deux composantes : le numérateur, correspondant à la mesure des fonds propres réglementaires, et le dénominateur, mesurant les actifs pondérés par leurs risques. Le ratio d’adéquation des fonds propres devait atteindre au minimum 8 %.

En juin 2004, un nouveau dispositif d’adéquation des fonds propres a été adopté par le Comité de Bâle en remplacement du ratio « Cooke ». Ce nouveau dispositif, désigné comme l’accord de Bâle II, est entré en vigueur le 31 décembre 2006.

Il prévoyait une couverture plus complète des risques bancaires, incitant les établissements à améliorer la gestion interne de leurs risques et affine la méthode de calcul du ratio de solvabilité (lien avec dico « ratio de solvabilité bancaire »).

En 2010, en réponse à la crise financière, le Comité de Bâle présente la réforme dite de  » Bâle III ». Cette fois, l’objectif est d’accroître la capacité de résilience (c’est à dire la capacité à s’adapter à la conjoncture) des grandes banques internationales.

Ces nouveaux accords prévoient notamment un  renforcement du niveau et de la qualité des fonds propres et une gestion accrue de leur risque de liquidité. Ces règles ont été transposées en droit communautaire européen par l’intermédiaire d’une directive dite CRD 4 (Capital Requirements Directive 4).

S’agissant du dénominateur,la gamme des risques pris en compte dans la précédente réglementation a été élargie. De nouvelles dispositions relatives au risque de contrepartie ont notamment été mises en place.

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