Que sont les OPC ?

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Les Organismes de placements collectifs (OPC) sont des instruments financiers mis au point par des sociétés agréées afin de gérer l’épargne publique selon une orientation définie à l’avance. Ce sont en quelque sorte des portefeuilles collectifs gérés par des professionnels.

Les sommes investies dans un OPC sont transformées en parts ou actions de l’organisme : celles-ci reflètent en permanence la valeur du portefeuille qu’il détient. Elle est exprimée sous forme d’une « valeur liquidative », qui correspond à la division de la valeur globale de l’actif net de l’OPC par le nombre de ses parts ou actions. C’est le prix à payer pour l’acheter (les frais viennent en sus) et celui que vous recevez lors de la revente.

Les OPC interviennent en général sur un marché bien déterminé ; les actions françaises ou les obligations internationales par exemple. Il en existe aussi qui ont une gestion « diversifiée » entre les actions, les obligations ou d’autres marchés. Ils sont souvent très accessibles, le prix des parts démarrant à quelques euros ou dizaines d’euros.Le gestionnaire arbitre ensuite entre différentes valeurs ; vous pouvez suivre les grandes évolutions de sa politique en lisant les compte rendus de gestion rédigés en général chaque trimestre et remis sur simple demande par votre intermédiaire ou disponibles sur les sites Internet des sociétés de gestion. La composition complète des portefeuilles y est en général communiquée, avec les principaux mouvements intervenus.

Les différents types de produits

Fin 2015, plus de 11 000 OPC sont domiciliés en France pour un encours de 3 600 milliards d’euros. Pour y voir clair dans ce foisonnement de produits, quelques points de repères s’imposent.

OPCVM ou FIA: des règles différentes

Servant autrefois à désigner l’ensemble des fonds collectifs, l’expression OPCVM (organisme de placement collectif de valeurs mobilières) est, depuis 2013, réservée à une catégorie d’OPC, ceux qui relèvent de la directive européenne UCITS 4 et sont soumis à des règles d’investissement coordonnées au niveau européen; les autres fonds dits FIA (fonds d’investissement alternatifs) relevant de la directive européenne AIFM. Mais la terminologie est trompeuse. Bien qu’alternatifs, les FIA sont ultra majoritaires en France (3/4 des fonds) et pas particulièrement bizarres ou risqués (tous les fonds d’épargne salariale relèvent de cette catégorie!).

Sicav ou FCP: des supports juridiques différents

Dans la grande famille des OPC, on trouve principalement des Sicav (Sociétés d’investissement à capital variable) et des FCP (Fonds communs de placement). C’est une différence formelle, qui ne change rien pour l’épargnant : il est actionnaire dans le premier cas, associé dans le second.

Distribution ou capitalisation

Certains produits collectifs distribuent régulièrement les revenus qu’ils encaissent (dividendes d’actions ou coupons d’obligations), d’autres les réinvestissent automatiquement, ce qui augmente leur valeur. Cela revient finalement au même sur le plan financier et votre choix dépendra de vos besoins. Si vous cherchez à constituer un capital, vous préférerez les produits de capitalisation ; si vous êtes à la recherche de revenus complémentaires, les produits de distribution seront mieux adaptés.

Catégories

Les produits collectifs sont classés en grandes catégories par l’Autorité des marchés financiers, selon la nature des investissements qu’ils opèrent.

  • Monétaires : ces fonds placent l’argent des épargnants sur de courtes durées. Ils sont généralement sans risque. Leur rendement dépend du niveau des taux d’intérêt à court terme. Actuellement, leur rendement peut être négatif, les frais même faibles pouvant être supérieur au taux servi – dérisoire.

  • Obligataires : investis en obligations, ils présentent un risque modéré qui justifie un horizon de placement d’au moins 3 à 5 ans.

  • Actions : ils sont en prise directe avec la bourse et leur niveau de risque est plus élevé. Comme les actions en direct, ces fonds sont destinés aux investisseurs à long terme, avec un horizon d’au moins cinq à dix ans.

  • De fonds alternatifs : produits risqués puisqu’ils sont investis à plus de 10 % en actions ou parts de fonds d’investissement étrangers ou d’OPCVM français mettant en oeuvre des stratégies de gestion alternative.

  • A formule : très sophistiqués, ces fonds sont généralement assortis d’une garantie sur le capital à certaines conditions et le résultat financier – parfois connu d’avance – dépend de la réalisation de scénarios prédéfinis. 

  • Diversifiés : ils répartissent leurs investissements entre différents marchés, comme les actions ou les obligations. Le niveau de risque va de modéré à moyen.

A l’intérieur de ces catégories, les fonds sont encore classés selon qu’ils se concentrent sur la zone euro, donc sans risque de change, ou qu’ils sont ouverts à l’ensemble des marchés de la planète. Voir le détail de la classification AMF dans le document ci-contre. Toutes les autres dénominations sont purement commerciales.

    11 commentaires sur “Que sont les OPC ?”

    1. Bonjour,

      Il faut au préalable créer une société de gestion de portefeuille. Cette société doit être agréée par l’Autorité des Marchés Financiers. Ensuite, il faut déposer, toujours auprès de l’AMF, une demande d’agrément pour la création de la Sicav ou du FCP, intégrant de nombreux documents (formulaire d’agrément, statuts ; projet de prospectus…).
      Meilleures salutations.

      L’Equipe de Lafinancepourtous.com

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