Si vous disposez d’un compte bancaire ouvert dans une banque mutualiste
Définition
Les banques mutualistes ont leur capital, composé de parts sociales, détenu par des sociétaires, qui sont souvent leurs clients.
, votre conseiller vous proposera peut-être de souscrire des parts sociales. Ces parts vous permettent de détenir une petite part du capital de la banque et ainsi d’en devenir sociétaire (équivalent d’un actionnaire). A ce titre, vous toucherez chaque année des dividendes et serez convoqué aux assemblées générales.
Les parts sociales sont assez semblables au principe des actions (part de capital de l’entreprise, versement de dividende, participation aux assemblées,…), mais avec des spécificités qui en font un placement plutôt sûr et un outil de participation à la vie de sa banque.
Les principales caractéristiques des parts sociales, qui les différencient des actions des banques classiques, comme la Société Générale ou BNP Paribas sont
Etre sociétaire de sa banque mutualiste est une marque d’adhésion aux valeurs de sa banque et permet de vivre son rapport avec la banque de façon différente de celle d’une banque commerciale traditionnelle.
En effet, la souscription volontaire de parts sociales permet de participer aux décisions et orientations stratégiques de sa banque en votant lors des assemblées générales des caisses locales.
Le sociétaire détient des parts sociales de caisses locales, selon le principe « un homme, une voix », le plus petit sociétaire ayant autant de pouvoir que le plus gros (alors que dans une société anonyme, le poids de l’actionnaire est fonction du nombre d’actions qu’il détient. Les caisses locales sont elles-mêmes sociétaires des caisses régionales.
Par ailleurs, des espaces Internet dédiés aux sociétaires et des courriers personnalisés tenant informés les sociétaires de façon privilégiée permettent de renforcer ce sentiment de participation à la vie de sa banque locale.
Les parts sociales des banques ne sont disponibles que dans les réseaux mutualistes comme le Crédit Agricole, les Banques Populaires, les Caisses d’Epargne et le Crédit Mutuel, et les modalités de souscription sont différentes d’un réseau à l’autre.
D’un réseau à l’autre la politique de diffusion est différente. Certaines caisses proposent d’en souscrire lors de l’ouverture d’un compte dans l’établissement, d’autres au moment de la souscription d’un produit (comme un prêt personnel ou immobilier par exemple), ou au moment d’effectuer un placement.
La valeur d’une part sociale varie entre 1,50 € et 450 € selon les banques, mais le montant moyen se situe le plus souvent aux environs de 20 €. Le montant maximum qu’il est possible de souscrire peut parfois être limité d’un établissement à l’autre entre 200 € et 100 000 €.
Chaque année, la rémunération est versée sur le compte du détenteur en fonction du nombre de parts sociales détenues au 31 décembre de l’année écoulée. Son montant est fixé lors d’une assemblée générale en fonction des bénéfices réalisés l’année précédente.
La politique de fixation du montant du dividende est libre d’une caisse à l’autre. Toutefois, les taux de rémunération versés sur les parts sociales restent obligatoirement plafonnés au taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées, publié par le Ministère de l’Economie.
Par exemple, en 2011, les rémunérations versées par les caisses mutualistes variaient entre 2,33 % et 3,50 % brut avant prélèvements sociaux et impôts selon les établissements. Pour rappel, le taux de rémunération du livret A est de 2,25 % net sur la même période de 2011.
Les différences entre les banques mutualistes sont importantes.
En effet, le problème réside dans le fait de disposer d’acheteurs prêts à investir pour compenser les vendeurs souhaitant se désengager. Certaines caisses, qui versent une rémunération intéressante disposent parfois d’un vivier d’acheteurs en attente, ce qui permet une vente rapide en 48 heures. D’autres caisses imposent des délais et des procédures de vente assez contraignantes, comme un délai de préavis de vente avant l’assemblée générale annuelle, puis un délai de remboursement de 30 jours supplémentaires. Enfin, d’autres caisses demandent un délai de remboursement qui peut s’étendre jusqu’à 5 ans. Dans tous les cas, les parts sociales sont remboursées au prix d’achat.
La fiscalité qui s’applique aux dividendes perçus sur les parts sociales est identique à celle des revenus d’actions et dans tous les cas, les prélèvements sociaux sont dus.
Par ailleurs, la fiscalité sur la plus-value des valeurs mobilières n’a pas lieu de s’appliquer puisqu’en cas de vente les parts sociales sont remboursées au prix d’achat.
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