La loi du 26 décembre 2021, dite « loi Rixain » vise à « accélérer l’égalité économique et professionnelle ». Elle impose notamment aux entreprises un quota de 30 % de femmes parmi les cadres dirigeants. Ce taux passera d’ici quelques années à 40 %. Depuis 2019, toutes les entreprises comptant plus de 250 salariés doivent, par ailleurs, calculer et publier leur index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Cette obligation a été étendue en 2020 aux entreprises de plus de 50 salariés (loi du 5 septembre 2018).
Plus tôt, la loi du 4 août 2014 pour « l’égalité réelle entre les femmes et les hommes » prévoyait plusieurs mesures pour renforcer l’égalité professionnelle au sein des entreprises et notamment le renforcement de la parité dans les conseils d’administration des grandes entreprises. Avant elle, la loi du 27 janvier 2011, dite « loi Copé-Zimmermann », avait prévu la mise en place progressive d’un quota de 40 % de femmes dans les conseils d’administration des entreprises de plus de 500 salariés, cotées ou non en Bourse, et des entreprises moyennes.
À durée du travail identique, le salaire net des femmes est inférieur de 13 % en moyenne à celui des hommes en 2024 (2 514 contre 2 891) en Équivalent Temps Plein (EQTP).
Plus de femmes dans les instances politiques
En 2024, selon le classement du Forum économique mondial sur la parité, la France se situe à la 22ᵉ place sur 146 pays dans l’indice “Global Gender Gap”, alors qu’elle était 15ᵉ dans l’édition 2022.
Son score global est de 0,781 (sur 1), avec une bonne performance en éducation mais des retards persistants en participation économique, en santé et en empowerment politique.
Toujours des écarts de salaires significatifs
Dans la dimension « participation et opportunités économiques », la France reste pénalisée par les écarts de rémunération et la sous‑représentation des femmes aux postes les mieux payés, malgré des taux de participation au marché du travail proches de ceux des hommes.
Le rapport 2024 indique que l’égalité salariale pour un travail similaire demeure insuffisante, ce qui maintient la France dans la seconde moitié du classement pour cet indicateur spécifique (100ème).
La France est classée 100ème dans l’égalité salariale
D’après les données de l’INSEE, en 2024, les femmes gagnent, en effet, 13 % de moins que les hommes, avec 2 514euros nets par mois, contre 2 891euros pour les hommes (salaire mensuel net moyen en équivalent temps plein).
Dans la fonction publique d’État, les femmes ont un salaire net moyen de 16 % inférieur à celui de leurs homologues masculins (selon l’étude de l’INSEE publiée en 2022).
Et l’activité professionnelle des femmes demeure largement impactée par l’arrivée des enfants
Le taux d’activité des femmes de 25 à 49 ans est fortement corrélé à la composition de la famille : il diminue nettement avec le nombre d’enfants, particulièrement en présence de jeunes enfants de moins de trois ans.
En 2022, ce taux s’élève à 86,5 % pour une femme avec un enfant (contre 95,5 % pour un homme dans la même situation). Cet écart se creuse avec la taille de la fratrie : le taux d’activité tombe à 67,0 % pour les femmes ayant trois enfants ou plus, alors qu’il reste très élevé chez les hommes, à 94,0 %. L’impact est encore plus marqué lorsque l’un des enfants a moins de trois ans, le taux d’activité des mères chutant alors à 53,4 %.
Par ailleurs, les modalités d’emploi révèlent des disparités persistantes. Les femmes travaillent très largement à temps partiel : en 2023, 26,6 % des femmes salariées (hors apprentis) sont à temps partiel, contre seulement 7,8 % des hommes. Bien que ce chiffre soit en légère baisse par rapport à 2021 (28,1 %), la part du temps partiel dans l’emploi reste une caractéristique structurellement féminine.
Bonjour,
Voici une étude qui pourra vous intéresser et dont voici la conclusion : « À caractéristiques observables identiques des salariés et des postes de travail au sein des
familles professionnelles, les femmes sont moins bien rémunérées que les hommes. Cet écart « toutes choses égales par ailleurs » représente les deux tiers de l’écart salarial observé. »
http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2015-082.pdf
Meilleures salutations.
L’Equipe de Lafinancepourtous.com
Du coup l’article ne semble pas apporter de réponse à la question : quelle est la différence de salaire à poste équivalent ? l’INSEE semble comparer des moyennes de salaire par secteur d’activité.
Savez-vous si quelqu’un a déjà étudiée la question ? j’imagine que c’est très délicat de définir des postes équivalent d’un point de vue statistique ?
Sans parler de la retraite (enfin de son montant) des femmes qui est bien entendu toujours bien en dessous de celle des hommes…