Effets attendus d’une politique de l’offre

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Les produits français sont réputés peu compétitifs en raison des charges excessives pesant sur nos entreprises nationales et d’un niveau de gamme trop faible. En allégeant ces charges, on espère, grâce au cercle vertueux décrit ci-dessous, augmenter tout à la fois les profits et les investissements des entreprises. 

Effets attendus d une politique de l offre

    5 commentaires sur “Effets attendus d’une politique de l’offre”
    1. Dans le raisonnement schématisé ci-dessus, manque la question du financement de la mesure. Or la façon de financer peut entraîner des conséquences inverses de celles du schéma, c’est là qu’est le véritable dilemme de politique économique.

    2. Bonjour,

      L’achat de robot est un investissement de productivité, dont on attend peu d’effets sur l’emploi, par définition. Sauf bien sûr pour les producteurs de robots. Néanmoins, cela permet à l’entreprise de demeurer compétitive, voire d’être davantage compétitive. Si au final, elle gagne ainsi des parts de marché, cela peut être favorable à l’emploi car elle devra réaliser des investissements de capacité ou augmenter son taux d’utilisation de ses équipements (ce qui peut nécessiter d’embaucher).

      Par ailleurs, les entreprises qui exportent ont généralement besoin de faire appel à des sous-traitants pour produire leurs biens. Ainsi, gagner des parts de marché à l’export permet aussi d’accroître l’activité de PME qui dépendent des commandes des plus grosses entreprises.
      De même, le gain de compétitivité concerne aussi les entreprises qui n’exportent pas mais qui subissent sur le territoire national la concurrence d’entreprises étrangères. Réduire les coûts de production des entreprises françaises a donc un impact plus large sur la compétitivité des entreprises que pour les seules exportatrices.
      Une politique de la demande spécifiquement nationale n’aurait que peu de chances de réussir à créer des emplois car le problème des entreprises françaises est principalement un défaut de compétitivité prix. Si on stimule la consommation en France, on a toutes les chances de favoriser les importations, c’est-à-dire les produits fabriqués à l’étranger. On créerait bien des emplois, mais pas en France, ou très peu dans les secteurs protégés de la concurrence internationale.
      L’idéal est de renforcer la compétitivité des entreprises et de bénéficier d’une relance de la consommation provenant de l’étranger (cf. Plan Juncker). Une fois la compétitivité restaurée, on peut ensuite envisager de stimuler la consommation intérieure via des hausses de salaires par exemple. On peut ainsi espérer enclencher un cercle vertueux.

      Enfin, une politique cherchant à renforcer la compétitivité d’une économie vise les entreprises d’une certaine taille. Le boulanger traditionnel ne verra pas ses ventes augmenter, sauf dans un second temps si les emplois créés lui apportent une clientèle nouvelle.

      Meilleures salutations.

      L’Equipe de Lafinancepourtous.com

    3. Graphique intéressant, mais je pense qu’il est erroné.
      En fait, je pense qu’une hausse des investissements productifs des entreprises ne fera pas réduire le chômage. L’achat d’un robot a toujours tendance à réduire l’emploi qu’à l’augmenter.

      Ensuite, je pense qu’il faut faire 2 graphiques différents.
      La majorité des entreprises françaises ne fonctionnent que par la consommation à l’intérieur du pays, et pas du tout à l’export.
      Je pense donc qu’il faut faire un graphique pour les entreprises exportatrices, et un autre graphique pour les entreprises de consommation interne au pays.
      Ce qui veut dire que l’on ne peut pas faire qu’une politique de l’offre, mais plutôt une politique de l’offre pour les entreprises exportatrices, et une politique de la demande pour les entreprises qui n’exportent pas.

      J’ai d’ailleurs énormément de mal à voir comment un boulanger peut s’y retrouver avec une politique de l’offre. A preuve du contraire, il ne vend pas à l’export, sauf peut-être pour les frontaliers.

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