C’est au moment de l’adhésion que le choix entre un paiement mensuel ou trimestriel doit être effectué.
Micro-entrepreneur et charges sociales
Chaque mois ou chaque trimestre, en fonction du choix du micro-entrepreneur, les charges, basées sur le chiffre d’affaires, sont prélevées par l’Urssaf.
L’imposition sociale regroupe les cotisations :
- d’assurance maladie-maternité,
- de CSG/CRDS,
- d’allocations familiales,
- de retraite de base,
- de retraite complémentaire obligatoire,
- du régime d’invalidité et de décès
- de prélèvement forfaitaire de l’imposition sur le revenu si le micro-entrepreneur en fait la demande
Le micro-entrepreneur est donc affilié à la sécurité sociale et peut valider des trimestres de retraite. En revanche, il ne cotise pas à l’assurance chômage.
Les cotisations sociales sont comprises entre 12,3 % pour des activités de vente de marchandises et 26,1 % en 2026 pour des prestations de services.
Un simulateur de l’Urssaf permet de vérifier les charges soumises à son chiffre d’affaires.
Impôt sur les revenus du micro-entrepreneur
Chaque année, le micro-entrepreneur doit déclarer son chiffre d’affaires de l’année précédente afin d’ajuster son impôt sur le revenu. Cette déclaration est obligatoire.
Comprendre le versement libératoire ST1
Le versement libératoire est une option fiscale spécifique disponible pour les micro-entrepreneurs en France. Il permet à l’entrepreneur de régler directement son impôt sur le revenu en même temps que ses cotisations sociales, sur la base d’un pourcentage de son chiffre d’affaires.
En 2026, le taux du versement libératoire varie selon l’activité :
- 1 % pour les entreprises de vente ou de fourniture de logement ;
- 1,7 % pour les entreprises réalisant des prestations de services ;
- 2,2 % pour les titulaires de bénéfices non commerciaux.
Opter pour le versement libératoire de son impôt
Le micro-entrepreneur qui choisit le dispositif du versement libératoire règle son imposition sur le revenu chaque mois ou chaque trimestre, au même moment que ses cotisations à l’URSSAF. C’est l’URSSAF qui se charge de de réceptionner l’ensemble des cotisations en fonction de la déclaration du chiffre d’affaires puis de les répartir aux différents organismes.
Un simulateur de cotisation permet de visualiser les cotisations en fonction de son chiffre d’affaires.
Le dispositif du versement libératoire est un avantage pour les travailleurs qui sont assujettis à l’imposition sur le revenu. Son taux fixe est généralement plus favorable qu’une imposition calculée au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Dans quels cas il ne faut pas opter pour le versement libératoire de son impôt ?
Les personnes non imposables n’ont pas intérêt à opter pour l’imposition libératoire, car le prélèvement de l’impôt sera ajouté à leurs cotisation si elles optent pour cette option, quels que soient leurs revenus.
Il est prudent de calculer si les revenus de la micro-entreprise font basculer dans une tranche imposable et d’essayer d’anticiper le taux d’imposition.
Pour les micro-entrepreneurs faiblement imposables, il convient de faire des simulations, toujours sur le calculateur de l’Urssaf, afin d’opter pour la situation la plus avantageuse.
Les limites du versement libératoire
L’administration fiscale impose quelques conditions pour pouvoir bénéficier de l’imposition avec la formule du prélèvement libératoire :
- Le chiffre d’affaires de la micro-entreprise ne doit pas dépasser un certain plafond en fonction du type d’activité.
- Le revenu fiscal de référence du foyer d’imposition de l’année N-2 de la déclaration est aussi soumis à un plafond.
Les conditions pour continuer à bénéficier du versement libératoire sont disponible sur le site de l’administration fiscale.
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