Applications de paiement mobiles

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Avec l’émergence des paiements par téléphone (utilisant la technologie « NFC »), par carte bancaire sans contact ou encore via les portefeuilles électroniques, un nouveau moyen de paiement fait son apparition depuis quelques années : les applications pour smartphones. Elles permettent de payer entre particuliers et de particulier à un commerce, de façon très simple, sans à avoir à saisir le RIB du destinataire.

Mode de fonctionnement des applications de paiement mobile

Applications de paiement mobiles

Ces applications, indépendantes des banques de dépôt, ont l’avantage d’être simples et faciles d’utilisation. Dans la plupart des cas, il ne faut que quelques conditions pour utiliser ces plateformes : avoir téléchargé l’application sur son smartphone – et s’être enregistré – et avoir enregistré une carte bancaire pour pouvoir être crédité et débité.

Une fois ces étapes complétées, les utilisateurs peuvent se rembourser entre eux, c’est le côté « social » qui est mis en avant par ces applications. Dans la plupart des cas, il suffit d’avoir le numéro de téléphone de la personne à qui l’utilisateur souhaite envoyer de l’argent. Il n’a qu’à saisir le montant souhaité puis le numéro de téléphone correspondant et la somme sera directement créditée sur le compte virtuel du bénéficiaire.

Les comptes virtuels sont gérés par les applications elles-mêmes et n’ont pas le même statut qu’un compte bancaire traditionnel. Il est cependant possible pour tout utilisateur de rapatrier cet argent « en ligne » vers son compte bancaire.  

Lydia

Avec trois millions d’utilisateurs en Europe, dont 85 % ont moins de 30 ans, Lydia se positionne en tête des applications de paiement entre particuliers et vers les entreprises.

L’utilisation de Lydia requiert d’avoir téléchargé l’application mobile et d’avoir enregistré sa carte bancaire sur cette dernière. Il est néanmoins possible d’envoyer de l’argent à une personne n’ayant pas téléchargé l’application, elle recevra alors un SMS avec un lien pour saisir son RIB/IBAN afin de recevoir le montant envoyé.

Lorsque la transaction ou l’envoi d’argent se fait d’un particulier à un autre, aucune commission n’est prélevée. En revanche lorsque la transaction a lieu d’un particulier vers un professionnel (une cafétéria, un supermarché, une association étudiante…) Lydia prélève une commission de l’ordre de 1,5 % du montant envoyé (tout dépend du montant et du régime d’adhésion).

Fort de son réseau de partenariats avec de nombreuses associations étudiantes à travers la France, la start-up est rentrée dans la cour des grands en permettant à ses utilisateurs de régler leurs courses dans 400 magasins Franprix. L’hôte de caisse saisit le montant sur l’application « Lydia Pro » (la version professionnelle de l’appli Lydia) où un QR code apparait, le client le scanne et voit son compte Lydia automatiquement débité. Lydia a également lancé sa propre carte de paiement, payante.

Pumpkin

Souvent considérée comme la concurrente de Lydia, la start-up lilloise a été créée par trois étudiants et se définit comme « l’application de remboursement entre amis ».  Pumpkin propose déjà ses services dans plusieurs grandes villes françaises : Paris, Lille, Reims, Caen et Rouen avec comme objectif de s’imposer sur les campus étudiants puis dans l’ensemble des villes.

Une fois l’application téléchargée et l’inscription faite, il devient alors possible d’envoyer de l’argent ou de se faire rembourser une dépense par un particulier. L’application est très populaire chez les jeunes qui peuvent s’envoyer des demandes de remboursement le lendemain d’une sortie entre amis (à noter que cette fonctionnalité de demande de remboursement est également présente sur Lydia).

Plus de 700 000 utilisateurs seraient inscrits sur l’application. Pumpkin permet également d’échanger des commentaires sur les opérations effectuées, méthode inspirée des réseaux sociaux.

En juillet 2017, le Crédit Mutuel Arkéa a fait l’acquisition de 80 % du capital de Pumpkin  accompagné d’un investissement de 15 millions d’euros sur trois ans. L’objectif de la banque est clair : faire de la start-up fintech sa propre néobanque mobile d’ici quelques années.

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