Les garanties décès, incapacité, invalidité…

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Les garanties couvrent le décès et l’invalidité absolue et définitive, qui permettent un remboursement total du capital, et l’invalidité permanente totale ou partielle, ou l’incapacité temporaire totale de travail, qui permettent une prise en charge totale ou partielle des mensualités durant le temps d’incapacité ou d’invalidité.

Les garanties proposées

  • Décès : en cas de décès de l’emprunteur, le conjoint ou tout autre héritier n’aura pas à rembourser la somme restante due.

  • Incapacité temporaire de travail : le fait, pour une personne blessée ou un malade, d’interrompre momentanément ses activités professionnelles.

  • Perte totale et irréversible d’autonomie : personne dans l’incapacité de se livrer à une occupation pouvant lui procurer un gain et nécessitant l’assistance d’une tierce personne.

  • Invalidité : état d’incapacité, partielle ou totale, définitive dans lequel se trouve une personne suite à un accident ou une maladie. Elle est mesurée en pourcentage. Une incapacité totale de 100% implique l’aide d’une tierce personne. Invalidité permanente et totale : diminution du potentiel physique ou psychique d’une personne dont l’état est stabilisé et entraînant l’incapacité d’avoir une activité rémunérée de façon permanente.

Le devoir d’information et de conseil de l’assureur

Pour informer l’emprunteur des conditions de prise en charge de ces garanties, la banque doit remettre à ce dernier la fiche standardisée d’information et une notice d’information. Mais cela ne suffit pas. Le banquier qui présente le contrat d’assurance, ou l’assureur, a aussi un devoir d’information et de conseil vis-à-vis de l’emprunteur. Il est tenu de le renseigner sur l’adéquation des garanties du contrat d’assurance par rapport à sa situation personnelle.

Un consommateur, qui exerce la profession de voyageur – représentant – placier, conclut un prêt avec sa banque. Pour garantir ce crédit, il adhère au contrat d’assurance de groupe proposé par sa banque. Celui-ci couvre le risque d’incapacité de travail. Suite à une maladie, le consommateur interrompt l’exercice de son activité professionnelle. Il demande la mise en jeu de son assurance emprunteur pour régler les mensualités du prêt. L’assureur refuse car l’état de santé de l’emprunteur, s’il exclut la poursuite de son activité, demeure compatible avec un emploi strictement sédentaire. L’emprunteur reproche à la banque de ne pas l’avoir suffisamment informé au moment de l’adhésion au contrat. Il porte l’affaire devant les tribunaux. Selon la Cour de cassation, le banquier doit éclairer l’emprunteur sur l’adéquation des risques couverts par le contrat à sa situation personnelle, même si le contrat est clair et précis (Cass civ 1 – 22/01/2009).

La répartition de la couverture d’assurance entre co-emprunteurs

Lorsque le prêt immobilier est souscrit à deux, en couple le plus souvent, il est opportun de réfléchir sur la répartition des garanties de l’assurance : c’est ce qu’on appelle la « quotité assurée ».

Pour choisir, il faut donc envisager la charge restante pour chaque conjoint dans le cas où il reste seul pour rembourser le crédit en cours, au regard du niveau de ressources de chacun.

Le questionnaire de santé (de déclaration initiale des risques)

Pour établir les conditions de l’assurance emprunteur (exclusions éventuelles de garanties, garanties avec surprime…), il vous faut remplir un questionnaire sur votre état de santé, uniquement destiné à la compagnie d’assurance (et non à la banque). Vous bénéficiez de la confidentialité des données relatives à votre santé. En principe, deux enveloppes vous seront remises pour retourner le questionnaire renseigné au médecin-conseil de l’assureur et au service compétent de l’établissement de crédit. Ce questionnaire doit être rempli de façon exacte et honnête.

Les réponses à ce questionnaire permettent d’évaluer les risques liés à l’état de santé déclarée, les antécédents médicaux, les accidents, les risques liées à la profession, à la pratique de sports… Dans certains cas, l’assureur peut demander des examens supplémentaires avant d’accorder, ou non, les garanties. En cas de risques importants, l’assureur peut appliquer une exclusion de garantie et/ou une surprime.

Si vous présentez un risque aggravé de santé, vous pouvez bénéficier de la Convention AERAS.

L’aggravation des risques assurés

En principe, l’assureur ne peut pas résilier le contrat d’assurance emprunteur pour cause d’aggravation du risque, sauf en cas d’aggravation du risque causé par un changement de comportement volontaire de l’assuré (article L113-12-2 du Code des assurances). Trois conditions cumulatives doivent être réunies :

  • l’assuré pratique régulièrement une nouvelle activité sportive présentant un risque particulier pour sa santé ou sa sécurité (liste des activités prochainement fixée par arrêté),

  • l’appréciation du risque lors de la souscription du contrat aurait été différente si l’assuré pratiquait déjà cette activité dangereuse,

  • l’assuré n’a pas déclaré à l’assureur cette nouvelle activité sportive, qui aggrave les risques.

    74 commentaires sur “Les garanties décès, incapacité, invalidité…”
    1. Bonjour, j’ai souscrit un crédit immobilier avec mon ex conjoint ,il est le seul à avoir contracté une assurance emprunteur. Il ne paye plus le crédit immobilier ni l’assurance et étant dans l’incapacité financière de le faire ,j’ai fais une demande de surrendettement qui a été acceptée. Depuis la banque me demande de payer l’assureur (que je paye chaque mois) et menace de rendre caduques les mesures imposées par la commission de surrendettement si je ne paye pas. L’assurance ayant été souscrite uniquement par mon ex concubin (nous n’étions ni mariés ni pacsés),la banque est-elle en droit d’exiger un paiement de ma part ?
      merci d’avance pour votre réponse.

      1. Bonjour
        Voyez ce sujet avec votre référent de la Banque de France. Votre situation est très particulière et nous ne voudrions pas vous donner de mauvais conseils.
        Meilleures salutations
        L’équipe de lafinancepourtous.com

    2. Bonjour, en 2013 j’ai eu un AVC avec 2 mois en d’arrêt maladie. J’ai repris le travail en 2016. J’ai fait un crédit avec l assurance invalidité et décès. J’ai refait un AVC en 2020 et début juin 2021 on ma mis en invalidité 2ème catégorie. L’assurance crédit ne veux pas me couvrir sous prétexte que j’étais malade avent de faire mon crédit. C’est pas logique. Quel recours je peux avoir svp.

      1. Bonjour,
        En cas d’omission de déclaration d’un antécédent médical connu lors de la souscription de l’assurance emprunteur, l’assureur peut réduire, voire annuler, le montant de l’indemnisation prévue par le contrat d’assurance. Aux termes de l’article L113-9 Code des assurances (alinéa 3) : « Dans le cas où la constatation n’a lieu qu’après un sinistre, l’indemnité est réduite en proportion du taux des primes payées par rapport au taux des primes qui auraient été dues, si les risques avaient été complètement et exactement déclarés. » Les suites à donner à votre litige dépendent des informations demandées et des informations communiquées lors de la souscription de l’assurance emprunteur.
        Meilleures salutations
        L’équipe de lafinancepourtous.com

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