Comptes de l'entreprise

Eléments clés de l'identification des entreprises

Les comptes de l’entreprise sont un élément clé de sa crédibilité

Pourquoi ? Outre le fait qu’ils traduisent l’état de santé de l’entreprise à l’instant T, c'est-à-dire la réalité de sa gestion à court terme, ils permettent aussi de juger de sa stratégie et donc de la justesse de ses choix d’investissement à moyen ou long terme et de sa capacité à le faire. Ils permettent aussi d’analyser les concurrents et de se positionner par rapport à eux mais aussi par rapport à un marché plus global. Quelles informations par exemple peut-on tirer des comptes de l’entreprise ? Est-elle rentable ? Peut-elle faire faillite ? Est-elle surendettée ? Investit-elle ? Quelle est sa valeur réelle ? Autant d’éléments nécessaires pour investir son argent dans une entreprise avec l’idée d’en tirer un bénéfice ou encore d’évaluer la justesse de l’argent placé (actions ou dividendes pour les actionnaires), pour motiver les salariés d’entreprises cotées (sous forme de stocks-options) ou encore simplement en comprendre les enjeux pour ceux qui y travaillent, voire juger objectivement du bien-fondé ou non d’une réorganisation.

Les entreprises peuvent se classer de différentes manières

On peut les classer par secteur d’activité, secteur économique, statut juridique qui intègre les notions de public, privé, coopératives, mutuelles, associations à but non lucratif.
Mais souvent on les classe en fonction de leur taille (nombre de salariés et chiffre d’affaires) : d’une part les micro entreprises ou très petites entreprises (TPE) entre 10 et 49 salariés, les PME (moyennes entreprises) entre 50 et 249 salariés, et au-delà les grandes entreprises ou les Groupes qui bien évidemment sont plus proches des 50 000 à 100 000 salariés. Les entreprises ou grands groupes cotés, appelés entreprises du CAC 40 parce qu’elles sont au nombre de 40, représentent une part infime du nombre des entreprises en France (environ 20 000 entreprises ont plus de 20 salariés), mais évidemment un chiffre d’affaires et un nombre de salariés très important.

Et aussi en fonction de leur statut juridique

Aujourd’hui ces entreprises peuvent être constituées sous différentes formes. Les principales sont :

  • L'entreprise individuelle ( EI   Définition Une EI (Entreprise Individuelle) est une entreprise dont l’exploitant exerce en tant que personne physique et en son nom propre. Dans ce cas, sa responsabilité est engagée autant sur ses biens personnels que professionnels.
    Ce type d’entreprise est courant dans l’artisanat principalement.
    ) ;
  • l’entreprise individuelle sans capital social, l’ EIRL   Définition Une EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée) est une entreprise individuelle (exploitée par une personne physique en son nom propre), dont l’exploitant a séparé son patrimoine privé de son patrimoine professionnel.
    Ainsi, en cas de difficultés de l’entreprise, seul le patrimoine affecté à l’activité professionnelle peut être saisi et le patrimoine personnel du dirigeant est ainsi protégé.
    Il s’agit d’une structure nouvelle crée en janvier 2011.
    (entreprise individuelle à responsabilité limitée) ;
  • l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, l’ EURL ;   Définition Une EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) est une société à responsabilité limitée ne comportant qu’un seul associé.
    Ce type d’entreprise est répandu notamment dans l’artisanat. Il s’agit d’une structure juridique créée par la loi du 11 juillet 1985.
  • la SARL   Définition Une SARL (Société A Responsabilité Limitée) est une société commerciale dont le capital est divisé en parts qui ne sont pas des actions et pas librement cessibles. Les associés ne supportent les pertes éventuelles qu'à hauteur de leurs apports. C'est le type de société le plus répandu en France.
    (société à responsabilité limitée) ;
  • la SA   Définition La Société Anonyme est une société commerciale composée de 7 actionnaires au minimum, dont le capital est divisé en actions. Le capital minimum requis est de 37 000 euros (225 000 euros si la société fait appel public à l’épargne). Les actionnaires ne sont responsables des pertes que dans la limite de leur apport, ce qui veut dire que, même en cas de faillite de la société, ses actionnaires ne peuvent pas perdre plus que ce qu’ils ont investi dans la société. Noter cependant que, dans les faits, dans le cas des petites sociétés, les créanciers demandent souvent des cautions.
    (société anonyme) ;
  • les SAS/ SASU   Définition SAS : Sociétés par Actions Simplifiées. Sociétés de capitaux proche de la SA, (Société Anonyme). Le capital minimum de création est identique à celui de la SA (37 000 €). Son fonctionnement est plus souple que celui de la SA, notamment en ce qui concerne les règles organisant leur direction, leur administration ou les pouvoirs des Assemblées Générales. Chaque associé ne supporte les pertes qu'à concurrence de son apport.
    Elles ont été créées par la loi du 3 janvier 1994.
    SASU : Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle qui n'a qu'un seul associé, personne physique ou morale.
    (sociétés par actions simplifiées/ unipersonnelles) ;
  • la SNC   Définition Société en Nom Collectif: Société commerciale constituée de deux associés au minimum.
    Chaque associé est responsable indéfiniment et solidairement des dettes de la société.
    Elle est dirigée par un ou plusieurs gérants qui peuvent être des personnes physiques ou morales.
    (source Lexique INSEE annuaire du CFE)
    (société en nom collectif).
Créé le 14 juin 2007 - Dernière mise à jour le 07 mars 2012
© IEFP – la finance pour tous
 
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