Le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) est un prélèvement fiscal utilisé pour la taxation de certains produits de placement. Il est dit « libératoire » en ce qu’il libère le contribuable de tout impôt sur le revenu de ses placements : il est versé directement à l’administration fiscale par l’établissement ou l'organisme financier détenteur des placements. Et il est « forfaitaire » car son taux est le même pour une catégorie de produit considérée. Le prélèvement libératoire permet à un contribuable de ne pas soumettre ses revenus au barème progressif de l’impôt et de les taxer à un taux fixe.
Les revenus de placement peuvent, pour la plupart, être soumis à cette option. Car pour le paiement de l’impôt sur les dividendes ou intérêts vous avez le choix entre le prélèvement forfaitaire libératoire ou une déclaration des revenus issus de vos placements dans votre déclaration de revenu. Le PFL a la particularité de varier en fonction du placement concerné. Jusqu'en 2011, il était fixé à 19 % pour les dividendes d'actions et pour les intérêts de vos obligations, livrets d'épargne fiscalisés ou comptes à terme. Mais depuis le 1er janvier 2012, les dividendes subissent un prélèvement de 21 % et les intérêts de 24 %.
La fiscalité attachée aux revenus de placements financiers a augmenté le 1er janvier 2012. Le contribuable doit tenir compte de ces nouvelles évolutions dès lors qu’il perçoit dividendes ou intérêts. Aussi une option pour ce mode d'imposition implique une connaissance préalable de sa tranche marginale d'imposition (TMI) et donc de sa situation fiscale.
Il existe aujourd’hui six tranches dont les taux d’imposition sont : 0 %, 5,5 %, 14 %, 30 %, 41 % et 45 %. Le taux marginal d’imposition correspond au taux le plus élevé auquel le revenu imposable est taxé. C’est l’élément qu'il faut connaître pour savoir par exemple s’il existe un intérêt à opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire.
Avant de choisir l’une ou l’autre option, Il faut ensuite comparer le taux marginal d’imposition avec le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL).
Pour mémoire, le PFL sur les intérêts des produits d’épargne est de 24 %.
Le barème de l’impôt contient 6 tranches :
| Barème de l’impôt 2013 (sur les revenus 2012) pour une part de quotient familial |
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| Jusqu’à 5 963 € : 0 % |
Si vos revenus sont imposables à 14 % et moins, |
| De 5 963 € à 11 896 € : 5,5 % |
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| De 11 896 € à 26 420 € : 14 % |
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| De 26 420 à 70 830 € : 30 % |
Dès que vous êtes imposé à 30 % privilégiez le PLF |
| De 70 830 € à 150 000 € : 41 % |
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| Au-delà de 150 000 € : 45 % |
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En intégrant ces revenus à votre déclaration d’IR, vous pouvez parfois changer de tranche d’impôt… Faites vos calcul si vous êtes imposés à 14 %.
Le taux du prélèvement forfaitaire libératoire varie selon la nature des produits d’épargne.
L’option doit être exercée avant le versement des dividendes ou revenus. D’ailleurs, bien que soumis au PLF, les revenus doivent être indiqués dans la déclaration annuelle des revenus. C’est votre établissement financier qui vous communique ces données tous les ans.
Pour les dividendes perçus en 2012, les contribuables qui optent pour l’imposition au barème bénéficient :
En revanche, le contribuable qui opte pour le PFL ne bénéficie pas de ces abattements. De fait, lorsqu’un épargnant se situe dans la tranche d’imposition à 30 % ou dans les tranches inférieures, le PFL n’est pas intéressant. Il vaut donc mieux déclarer ses dividendes lors de la déclaration d’impôt.
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Pour les dividendes versés en 2013, la question ne se posera plus : ils seront soumis à l'imposition au barème sans possibilité d'opter pour le PFL |
Certains revenus de placements financiers disposent de PFL spécifiques qui n’ont pas été augmenté par la dernière loi de Finances :
PFL ou IR, il faut penser à ajouter les prélèvements sociaux qui sont de 15,5 %.
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