Le risque de change

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Le risque de change est un risque auquel s’expose tout investisseur se portant acquéreur d’un actif libellé dans une autre devise que celle ayant cours légal dans son pays.

Si un investisseur français achète des actions cotées à la Bourse de New York, il s’expose, en plus du risque spécifique aux actions, au risque de variation du taux de change euro/dollar.

Si par exemple il achète 1000 actions d’une société américaine cotée à New York au cours de 15 dollars US et qu’à la date de la transaction l’euro vaut 1,4 dollar (ou un dollar vaut 0,71 euro), il aura investi 15 000 dollars US (1000 × 15 dollars) représentant alors 10 714 euros (15000 dollars / 1,4).

S’il décide de vendre ses actions six mois plus tard au cours de 16 dollars (soit avec une plus-value de 1 dollar par action pour une transaction de 16000 dollars), mais que l’euro vaut à cette date 1,5 dollar (ou le dollar est tombé à 0,66 euro), il récupérera environ 10 667 euros (16000 dollars / 1,5).

Il aura donc perdu 47 euros sur ce placement (10667 euros – 10714 euros) alors que le cours de l’action de la société américaine a progressé de 1 dollar. C’est la baisse du dollar par rapport à l’euro qui aura eu une incidence négative sur son placement.

Afin de se protéger contre ce risque de change, il existe des produits financiers spécifiques, appelés produits dérivés.

Il est également possible d’investir sur des valeurs étrangères cotées sur des places financières hors zone euro par l’intermédiaire d’OPCVM qui intègrent la gestion du risque de change.

Les particuliers souscrivant de tels produits ne sont alors pas exposés à ce risque, mais ces produits sont susceptibles de supporter des frais de gestion plus élevés que ceux qui sont prélevés sur des OPCVM investis sur des supports en euros.

    2 commentaires sur “Le risque de change”
    1. une façon d’optimiser sa couverture contre le risque de change est d’utiliser la stratégie du call patrimonial. Il s’agit de répartir son capital en obligation et d’utiliser ensuite des options pour se couvrir. En cas d’expiration des options sans valeur, les revenus des obligations viennent combler la perte.

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