Le risque de perte en capital

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On distingue traditionnellement deux types de risque de perte en capital associé au placement en actions: le risque propre à chaque entreprise et le risque lié aux actions.

Le risque propre à chaque entreprise cotée

Les actions cotées font l’objet d’échanges (achat et vente) quotidiens. Le cours d’une action en bourse reflète à un moment donné le déséquilibre qui peut exister entre flux acheteurs et flux vendeurs.

Si les premiers sont supérieurs aux seconds, le cours de l’action va s’ajuster à la hausse et inversement, conformément à la loi de l’offre et de la demande pour un bien disponible en quantité limité : si le nombre d’actions demandées à l’achat est plus important que le nombre d’actions vendues, les quantités mises sur le marché sont insuffisantes pour servir tous les ordres d’achat. Le prix de l’action (son cours) monte pour permettre la sélection des ordres d’achat qui seront servis.

A l’inverse, si le nombre d’actions à la vente est supérieur au nombre d’actions demandées à l’achat, la quantité de titres mis en vente sur le marché ne peut être totalement écoulée. Le prix de l’action va baisser pour permettre l’ajustement et accroître le nombre d’acheteurs pour le titre.

On voit donc que le cours d’une action varie constamment en fonction des quantités relatives de demandes d’achat et de mises en vente sur le marché. Le cours d’une action peut très bien monter pendant plusieurs séances, puis descendre soudainement.

Ainsi, un investissement réalisé au cours de 100 euros à un moment donné peut très bien se valoriser à 120 euros au bout de quelques mois, puis redescendre à 90 euros.

Dans ce dernier cas de figure, et s’il décidait de vendre à ce cours, l’investisseur enregistrerait une perte – ou moins-value – de 10 euros correspondant à différence entre la valeur de son investissement initial (100 euros) et le prix auquel il a cédé l’action (90 euros). Mais entre-temps, il aurait peut-être encaissé des dividendes qui viennent réduire voire effacer sa perte.

Le risque général lié aux actions

L’environnement économique et politique est fortement susceptible d’influencer le cours des actions cotées sur les marchés financiers.

En effet, le cours des actions est en grande partie déterminé par les perspectives de profits futurs des sociétés cotées anticipées par les investisseurs.

Or, si l’environnement économique se dégrade, ou si la situation géopolitique est marquée par l’apparition soudaine de tensions internationales, les perspectives de profits vont en être affectées et les investisseurs vont revoir à la baisse leur espérance de gains sur les marchés actions, ce qui va les amener à vendre une partie de leurs titres pour replacer leurs fonds sur des supports moins risqués comme les obligations souveraines ou l’or, provoquant ainsi une chute générale des cours des actions.

De même, l’évolution des taux d’intérêt, fonction de la politique des autorités monétaires (en Europe et en France, il s’agit de la BCE), a une influence sur les marchés boursiers.

En règle générale, des taux d’intérêt faibles sont un signal d’encouragement au crédit et à la croissance. Ils devraient favoriser également l’investissement en actions, puisque les entreprises vont pouvoir financer leurs investissements, croître et à terme distribuer des dividendes. En outre, les placements financiers autres que les actions rapportent moins en période de faible taux d’intérêt.

Une remontée des taux aura un effet sans doute négatif sur le marché des actions, mais pas d’une manière aussi mécanique qu’en ce qui concerne les obligations. Il s’agira plus du signal d’une politique économique restrictive défavorable à la croissance économique et donc à l’activité et aux résultats des entreprises.

L’investisseur doit donc être bien conscient lorsqu’il achète des titres, ou des parts d’OPCVM actions, qu’il court un risque de perte d’une partie de sa mise de fonds initiale si l’évolution des cours des actions n’est pas favorable.

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